Quatrieme rapport national sur la diversite biologique



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2.5. Conclusion partielle


La Stratégie nationale et le plan d’action en matière de diversité biologique n’étant pas encore adoptée par le gouvernement est un handicap majeur pour leur mise en œuvre. Globalement, les difficultés et obstacles à l’exécution de cette stratégie évoqués dans le 3ème rapport national du Congo sur la biodiversité restent valables. Il n’y a pas de synergie entre les accords multilatéraux sur l’environnement (AME) concernant la biodiversité.
Les services en charge de la biodiversité, à tous les niveaux, ne se sont pas encore appropriés la stratégie et le plan national sur la diversité biologique au cours des deux dernières années écoulées. Des efforts doivent être consentis pour améliorer sa connaissance et garantir la bonne gestion de la diversité biologique.
Une des faiblesses de la prise en charge de la gestion et de la conservation de la biodiversité est l’insuffisance de financement. La plupart des fonds utilisés dans ce cadre sont d’origine extérieure, et principalement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Cependant, la contribution du secteur privé et des partenaires au développement ainsi que des Organisations de la Société civile est importante. Dans le secteur forestier par exemple, cette contribution a été fortement souhaitée ces dernières années dans le cadre de l’élaboration des plans d’aménagement forestier et de la création des nouvelles aires protégées.

Le secteur forestier est celui intégrant fortement la problématique de la biodiversité. Les autres secteurs sont très peu impliquées, au regard des initiatives prises.



Chapitre III. Intégration ou démarginalisation sectorielle et intersectorielle des considérations sur la diversité biologique

En considérant la biodiversité comme étant une expression de la variabilité intraspécifique, interspécifique et/ou écosystémique, elle met en exergue les ressources biologiques et les complexes écologiques qui les abritent.


C’est dans ce contexte que l’on peut indiquer leur prise en compte dans les exercices de planification du Congo, notamment dans les objectifs des plans, programmes ou projets sectoriels. Par ailleurs, des liens entre la CDB et les autres Accords multilatéraux concernant principalement les ressources biologiques au Congo sont abordés dans ce chapitre.
La Convention sur la Diversité biologique étant ratifiée par le Congo en juin 1996, ce sont principalement les initiatives prises à partir de cette date qui seront évoquées
En sa qualité de membres de différents organismes internationaux, le Congo bénéficie des atouts relatifs à la mise en œuvre de la CDB. Il est ainsi impliqué dans les programmes des organismes ci-après :

o Conférence sur les Ecosystèmes Forestiers et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC),

o Réseau des Aires Protégées d’Afrique Centrale (RAPAC),

o Organisation de la Faune Sauvage d’Afrique Centrale (OFSAC),

o Observatoire Satellitaire des Forêts d’Afrique Centrale (OSFAC) ,



  • Partenariat sur les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) ;

  • Conférence des Ministres Africains de l’Environnement (CMAE) ;

  • Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) ; 

  • Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) ;

  • Programme UNESCO « l’homme et la biosphère » (MAB) ;

  • Projet pour la survie des Grands Singes (GRASP).



3.1. Stratégies, Plans et Programmes sectoriels

3.1.1. Stratégies

3.1.1.1. Stratégie Nationale et Plan d’Action sur la Diversité Biologique (SNPA/DB)


Validée par les experts en 2006, la stratégie nationale en matière de Biodiversité a, entre autres objectifs :

Concevoir et appliquer un programme national exhaustif pour la conservation de la diversité biologique et l’utilisation durable de ses éléments constituants ;

Coordonner la planification et la mise en œuvre du programme de conservation

de la biodiversité en veillant à ce que ses activités pertinentes s’harmonisent avec l’action des autres groupes gouvernementaux et non gouvernementaux, du secteur privé, des groupes religieux, des autres utilisateurs de la biodiversité ;

Institutionnaliser la pratique de la conservation de la biodiversité et de l’utilisation durable des ressources au moyen de mesures législatives, administratives, fiscales, et réglementaires ;

Sensibiliser le public aux valeurs et aux avantages de la conservation de la biodiversité et au bien-fondé du développement durable ;

Assurer le renforcement des capacités par des mesures éducatives systématiques ou extrascolaires d’une part, et par la formation, la recherche et la consolidation des institutions d’autre part.

3.1.1.2. Stratégie Nationale Initiale et Plan d’Action (SNIPA) de mise en œuvre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques


Les objectifs spécifiques poursuivis par la mise en œuvre de la Convention Cadre sur les Changements Climatiques (CCNUCC), dans le cadre du Projet national Changements Climatiques, en relation avec la gestion des ressources biologiques au Congo, sont de :

montrer les impacts des changements climatiques sur la déforestation d’une part et sur la production agricole et les ressources en eau dans la vallée du Niari et le Plateau des Cataractes d’autre part ;

faire ressortir la vulnérabilité de la zone côtière.

3.1.1.3. Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP)


Le DSRP dont la version définitive a été adopté en 2008, accorde une place importante à la gestion durable des ressources naturelles. En application du Plan National d’Action Environnementale (PNAE) adopté en 1994, il préconise, entre autres :

 la création d’un observatoire des feux de brousse ;

 le développement des pratiques culturales basées sur la valorisation de la matière organique ;

 la lutte contre les feux de brousse et la déforestation ;

 la lutte contre les érosions côtières ;

 la protection des tortues marines et autres ressources halieutiques en danger d’extinction.



3.1.2. Plans

3.1.2.1. Plan d’Action de Relance économique et sociale (PARESO)


Parmi les objectifs du PARESO adopté en 1993, il y avait :
 l’arrêt de la dégradation des ressources naturelles en vue d’un développement durable,

 la relance du secteur forestier par des mesures d’urgence portant entre autres sur la redéfinition d’une nouvelle politique de développement forestier qui prend en compte la valeur de la ressource.



3.1.2.2. Plan d’Action Forestier National (PAFN)


Le Plan d’Action Forestier National (PAFN) a été adopté en 1994. Parmi les objectifs relatifs aux ressources biologiques, on note :

l’amélioration des connaissances des écosystèmes forestiers en vue de promouvoir leur aménagement ;

la promotion du développement du tourisme cynégétique et de vision ;

la transformation locale de la quasi totalité de la production de grumes ;

la diversification de la valorisation des produits du bois ;

la promotion de l’artisanat du bois ;

le développement de la sylviculture en forêt dense et en savane ;

la promotion des plantations des forêts villageoises.


3.1.2.3. Plan National d’Action pour l’Environnement (PNAE)


Le PNAE a été élaboré en 1994 et adopté en 1996. Il vise entre autres :

  • la réduction de la dégradation des écosystèmes naturels,

  • l’amélioration du cadre de vie

  • l’assurance d une utilisation durable et rationnelle des ressources naturelles,

  • l’amélioration de l’état sanitaire des populations

  • la valorisation du patrimoine vert,

  • la réduction de la la pollution urbaine et marine.

Ces objectifs se basent sur les principes ci-après :

favoriser une approche participative à la gestion de l’environnement,

favoriser une approche multisectorielle et intégrée des questions environnementales,

sensibiliser les citoyens aux questions d’environnement,

promouvoir et mettre en place un cadre d’application des études d’impact sur l’environnement pour tous travaux de développement,

mettre en place les mécanismes appropriés de programmation de surveillance et de contrôle de la qualité de l’environnement,

renforcer les capacités de l’administration de l’environnement en tant que catalyseur de développement durable,

harmoniser les politiques aux plans régional et sous-régional.
Sur la base de ce plan, des programmes ont été identifiés, notamment : le renforcement des capacités institutionnelles et l’intégration des autres secteurs de développement socioéconomique à la protection de l’environnement.

3.1.2.4. Programme d’action national de lutte contre la désertification (PAN)


Les objectifs spécifiques du Programme d’action national de lutte contre la désertification (PAN) du Congo sont :

 Améliorer les connaissances sur la dégradation des terres (cartographie) ;

 Développer et renforcer les capacités (système de suivi et évaluation) ;

 Améliorer le cadre institutionnel et législatif de la lutte contre la dégradation des terres ;

 Améliorer les conditions de vie des populations ;

 Réhabiliter les zones touchées par la dégradation des terres.

Le PAN du Congo intègre le Programme d’action sous-régional de lutte contre la dégradation des terres et la désertification en Afrique centrale.

3.1.2.5. Plan de convergence


Dans le cadre du Plan de convergence de la COMIFAC, et en vue d’améliorer la gestion de la diversité biologique, de l’environnement et des aires protégées, les axes prioritaires ci-après ont été retenus au Congo,

 intensification et systématisation des études d’impact sur l’environnement, y compris les évaluations et les audits environnementaux. Cela concerne entre autres : la mise en œuvre du Protocole de Carthagena sur la Biosécurité, l’étude et l’élaboration des programmes de sensibilisation sur l’environnement dans les zones urbaines et rurales ;

 élaboration des normes environnementales ;

 mise en place des mécanismes de gestion durable et rationnelle des eaux, avec par exemple l’appui au programme de lutte biologique contre les herbes envahissantes d’eau douce ;

 établissement d’un observatoire du milieu marin et côtier pour prévenir les pollutions et les prélèvements intensifs de ressources halieutiques. L’appui aux Programmes/Projets PROTOMAC, Ecosystèmes marins et Grands écosystèmes marins du Golf de Guinée était envisagé. Le Programme de protection des tortues marines (PROTOMAC) a été remplacé par le Programme « KUDU » établi au siège de ECOFAC à Libreville (Gabon) ;

 réhabilitation des aires protégées de la Léfini, la Tsoulou et le Mont Fouari, et notamment leur remise en état de fonctionnement ;

 l’appui à la réinsertion des grands primates dans le milieu naturel. Cela concerne le soutien au programme d’habituation des gorilles de plaine à la présence humaine dans le Sanctuaire de Lossi, et de l’appui à la survie des grands singes
Pour circonscrire un domaine forestier permanent comportant un réseau d’aires protégées représentatif des différents écosystèmes de la sous-région Afrique centrale, les axes prioritaires retenus sont :

 identification des zones prioritaires de conservation, avec par exemple la gestion durable de la zone côtière de la mangrove, la réalisation des inventaires et la classification des zones humides (Convention de Ramsar) et la mise en œuvre de la Convention de Bonn (CMS) sur les oiseaux d’eau ;

 élaboration et mise en œuvre des plans d’aménagement et de gestion des aires protégées nationales (Réserve communautaire du Lac Télé, Réserve de la Biosphère de Dimonika, Parcs nationaux de Nouabalé-Ndoki, Odzala-Kokoua et Conkouati-Douli, etc.) et transfrontalières (Conkouati-Douli – Mayumba ; Mont Nabemba – Garabizam – Nki ; Mayombe – Cabinda – Luki). Le Programme de gestion des écosystèmes et des Aires protées (PROGECAP) bénéficie d’un appui diversifié ;

 implication des populations à la conservation de la biodiversité ;

 lutte anti-braconnage au Parc national Odzala-Kokoua et au Sanctuaire de Lossi

 lutte contre les épizooties dans les aires protégées et massifs forestiers

Le Plan d’opérationnalisation du Plan de convergence (POPC) pour la période 2009-2011 du Congo a été élaboré et validé en 2009.

3.1.2.6. Plan national de développement scientifique et technique (PNDST)


Le PNDST a été adopté en 2009 pour couvrir la période 2009-2013. Ces axes de recherche sont :

  • recherche agronomique et forestière ;

  • recherche biomédicale ;

  • recherche en Sciences de l’ingénieur ;

  • recherche en Sciences exactes et naturelles ;

  • recherche en sciences de l’homme et de la société ;

  • recherche en Sciences et techniques de l’information et de la communication ;

  • recherche géographique et cartographique.


3.1.2.7. Plan stratégique de la relance agricole


Ce plan stratégique adopté en 2003, portait sur la période 2004-2013. Il énumère, évalue et localise les programmes spécifiques concernant les productions agricoles, les productions animales et les ressources halieutiques.

Dans sa mise en œuvre, il a fait l’objet du Programme spécial de sécurité alimentaire (PSSA) pour la période 2003-2005, et du Programme national de sécurité alimentaire (PNSA) pour 2009-2010. Il y a aussi le programme de développement rural (PRODER) et le programme de développement agricole et de réhabilitation des pistes (PADRP) en cours d’exécution avec l’appui de la FAO et de la Banque mondiale.


3.1.2.8. Plan d’Action National pour la Survie des Grands Singes (GRASP)


Ce plan a été validé par les experts en 2005, intégrant le Plan sous-régional Afrique centrale adopté la même année. Son objectif est de créer les conditions nécessaires à la conservation des populations de toutes espèces et sous espèces de grands singes dans leur habitat naturel.

3.1.3. Programmes

3.1.3.1. Programme Intérimaire Post Conflit (PIPC)


Parmi les objectifs du PIPC, il y avait :

 la valorisation du patrimoine vert ;

 la consolidation du cadre institutionnel ;

 l’encouragement d’une approche participative à la gestion de l’environnement ;

 l’encouragement d’une approche multisectorielle et intégrée aux problèmes ; environnementaux ;

 la sensibilisation des citoyens aux préoccupations environnementales ;

 le renforcement des capacités de l’administration de l’environnement.

3.1.3.2. Programme national de sécurité alimentaire (PNSA)


Ce programme, dont le cadre opérationnel a été adopté en juin 2008, a pour objectif fondamental d’aider le Congo à améliorer sa sécurité alimentaire grâce à une augmentation rapide de la productivité et de la production. Les objectifs spécifiques sont :

 améliorer la production végétale, animale et halieutique ;

 renforcer les capacités des acteurs à tous les niveaux ;

 améliorer la commercialisation et la transformation des produits ;

 améliorer les revenus monétaires des ruraux et diversifier leurs sources de revenus ;

 mettre en place et renforcer le dispositif de suivi, d’alerte et de réaction rapide ;

 améliorer la quantité et la qualité de la production nationale, afin de réduire la dépendance alimentaire et améliorer la situation nutritionnelle ;

 favoriser la protection de l’environnement et la conservation des ressources naturelles.


3.1.3.3. Programme Eau et Assainissement (PEA)


Il a été adopté en 2001 et prévoit :

 une évaluation des ressources en eau disponibles sur la totalité du pays ;

 un accroissement de la productivité et un assainissement de l’environnement :

 une implication des populations et des organisations de la société civile dans la gestion des ressources en eau et des infrastructures d’assainissement.


3.1.3.4. Programme l’homme et la biosphère de l’UNESCO (MAB)


Dans le cadre de ce programme, la réserve de Dimonika (Département du Kouilou) a été érigée en réserve de la biosphère faisant partie du patrimoine mondial.

3.1.3.5. Programme Sectoriel Forêts -Environnement (PSFE)


Le Programme Sectoriel Forêts -Environnement est en cours d’élaboration. Son objectif global est d’accroître durablement la contribution du secteur forestier, urbain et environnemental à l’économie congolaise. Ses objectifs spécifiques sont :

objectif économique : augmenter de manière durable la contribution du secteur forestier, urbain et environnemental au PIB ;

objectif environnemental : maintenir le patrimoine forestier unique et diversifié au Congo et améliorer l’environnement urbain ;

objectif social : réduire la pauvreté et améliorer le niveau de vie de la population congolaise d’une part, et favoriser l’emploi en impliquant les populations locales dans la gestion des ressources naturelles et en soutenant l’émergence du secteur privé d’autre part.


3.1.4. Schéma directeur de développement rural (SDDR)


Un Schéma Directeur de Développement Rural (SDDR) a été élaboré en 1996. Sa version révisée et adoptée en 2001, vise entre autres :

la réduction des importations des produits alimentaires ;

l’accroissement à 3% du PIB à la contribution du secteur agricole ;

l’amélioration de l’environnement juridique et réglementaire ;

la promotion de l’intégration des filières du secteur ;

la gestion durable de l’environnement en s’appuyant sur les recommandations 3.1.7 du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).


Dans le cadre de ce schéma directeur, le gouvernement a élaboré et mis en œuvre en 2001 avec l’aide de la FAO, un programme spécial de sécurité alimentaire (PSSA) dont les principales composantes étaient : la maîtrise de l’eau d’une part, et l’intensification de la production agricole, de la pêche et de l’élevage d’autre part.




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