Quatrieme rapport national sur la diversite biologique



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3.2. Recommandations relatives au renforcement des capacités pour la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière de biodiversité


Grâce au financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), des activités habitantes ont été conduites dans le cadre du Projet  Biodiversité de 1999 à 2006, avec des périodes d’interruption conformément aux ressources financières disponibles. En ce qui concerne l’identification des besoins en renforcement des capacités dans le domaine de la biodiversité, des recommandations ont été formulées à l’issue des études menées dans le cadre de ce Projet au Congo.

3.2.1. Besoins en renforcement des capacités pour les mesures de conservation in situ et ex situ et l’utilisation durable de la biodiversité


Concernant les mesures de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité, les besoins en renforcement des capacités sont variés (DIAMOUANGANA et BATALOU MBETANI, 2005). Ils sont résumés comme suit :

  • Besoins de formation :

o Formations au niveau supérieur (doctorat) et intermédiaire (licence, master) dans des institutions scientifiques publiques ;

o Stages de visite ou d’apprentissage ;

o Formation permanente par des ateliers et des séminaires.


  • Besoins organisationnels pour un meilleur fonctionnement, particulièrement pour les Organisations de la Société Civile (OSC) ;

  • Besoins de formation sur la sensibilisation et la communication, en tenant compte de l’enclavement de beaucoup de départements territoriaux du Congo. Le manque de communication et d’information est un obstacle pour beaucoup d’acteurs ; 

  • Besoins dans le domaine de la coopération ;

  • Besoins en ressources humaines :

o Besoins prioritaires sur la formation diplômante du personnel et le recrutement des jeunes chercheurs  pour les structures scientifiques ;

o Besoins prioritaires en formation des écogardes et des conservateurs de niveaux moyens et supérieurs dans les aires protégées.



  • Besoins en moyens roulants, en équipements et en ressources financières.



3.2.2. Evaluation des besoins en renforcement des capacités pour la préservation et l’entretien des connaissances, innovations et pratiques autochtones et locales en matière de biodiversité


Le tableau 9 présente le rôle et les attributions des différents acteurs impliqués dans le renforcement des capacités pour la préservation et l’entretien des connaissances, innovations et pratiques autochtones et locales concernant la biodiversité.

Tableau 9. Récapitulatif des attributions de chaque acteur en matière de renforcement des capacités (Kimpouni et Kouanga, 2006).


Acteurs

Rôle et Attributions


Administration publique

Formulation des politiques et des stratégies, instruments économiques et de gestion, organisation du contrôle et suivi, gestion des conventions, respect des savoirs locaux et des modes d’appropriation locale, amélioration des programmes d’enseignement en intégrant les modules de gestion environnementale et le développement durable, définition des directives et des normes avec les autres acteurs,

Secteur privé et ONGs internationales

Réalisation des études et inventaires, respect des savoirs locaux et des modes d’appropriation locale, coordination des activités, techniques d’exploitation à faible impact


ONG locales

Analyses socio-économiques, planification et gestion du développement local et des projets communautaires, incitation et facilitation des processus de cogestion et de gestion de conflits, accompagnement d’un processus de développement local, développement de la confiance, interpellation des autres partenaires en cas d’abus, sensibilisation du secteur privé sur les niveaux des impacts observés, évaluation des impacts, appui au secteur privé dans la réalisation des études, facilitation des négociations des directives, appui aux populations riveraines dans l’utilisation des bénéfices, gestion des conventions.


Populations locales et autochtones

Défense de leur droit, échanges avec les autres acteurs, appropriation du développement local, développement du partenariat, utilisation des techniques à faibles impacts, gestion des projets communautaires, domestication de espèces à haute valeur économique, participation à la négociation des directives, respect les directives, élaboration des plans simples de gestion communautaire, utilisation des bénéfices dans le financement des projets d’intérêts communautaires.

Des formations supplémentaires sont nécessaires pour les différents acteurs locaux, particulièrement pour les organisations de la société civile d’une part, et les populations locales et autochtones d’autre part. Pour cela, il faudra prendre en compte :

- le respect et l’incorporation des valeurs, priorités, et systèmes de connaissances traditionnelles (locales) ;

- l’incitation des populations locales et autochtones à participer à la gestion et à l’exploitation des ressources biologiques ;

- la possibilité de contrôler ou de redresser la perte de la biodiversité de la contrée ;

- la conservation de la biodiversité et du développement économique s’intégrant dans le processus de développement durable.


En ce qui concerne l’approche globale de renforcement des capacités, des études qui porteront sur des domaines spécifiques seraient nécessaires (KIMPOUNIet KOUANGA, 2006). Il s’agit notamment des aspects suivants :

- Aspects écologiques :

 Identification de la biodiversité et description des différentes formations végétales ;

 Evaluation et estimation de la disponibilité des ressources impliquées ;

- Aspects ethnobotaniques et ethnozoologiques :

 Collecte et identification des plantes et animaux utiles ;

 Description des usages et mode opératoire ;

 Valorisation des fruits de la cueillette, de la chasse, et des produits de l’artisanat.

- Aspects ethnosociologiques et socio-économiques :

 Identification des bases de la cellule familiale et communautaire ;

 Evaluation des plus values directe et indirecte sur l’environnement d’une part, et les ressources forestières d’autre part ;

 Analyse et étude des marchés et des circuits commerciaux ;

 Evaluation de l’amplitude des économies et du niveau de vie des communautés.
Pour ce qui est des aspects anthropologiques et linguistiques, il serait nécessaire de :

 favoriser la concertation et l’aide des populations locales et autochtones dans le choix des décisions;

 recueillir l’information ethnobotanique et ethnozoologique de base ;

 s’informer sur les outils et moyens d’existence ;

 réunir et capitaliser les connaissances innées et acquises des populations locales et autochtones.

3.2.3. Evaluation initiale et surveillance de la Taxonomie


Concernant l’évaluation initiale et la surveillance de la taxonomie, le renforcement des capacités devrait porter essentiellement sur les institutions (KAMI, NGOLIELE et MOUYANGOU, 2006). Il s’agirait de :

- Renforcer en ressources humaines tous les laboratoires existants ;

- Doter les différentes structures recensées en moyens financiers et matériels nécessaires ;

- Recruter le personnel qualifié dans les différentes structures ;

- Rééquiper les différents laboratoires traitant de la biodiversité ;

- Faire jouer à l’Herbarium National son rôle de point focal dans les études taxonomiques ;

- Créer un Muséum National ;

- Reconstituer les collections faunistiques ;

- Créer un laboratoire de microbiologie ;

- Former le personnel en vue d’une spécialisation et aussi d’une qualification ;

- Impliquer tous les taxonomistes recensés dans la formation ;

- Eviter la dispersion, et/ou l’éparpillement des taxonomistes.

- Créer des réseaux départementaux de taxonomie.
Pour la diversité biologique, il faudrait étudier les grands groupes taxonomiques, écologiques et les grands ensembles de la faune.
Concernant l’écologie, on devrait :

- lutter contre la pression anthropique qui constitue une grave menace pour la biodiversité ;

- mettre en place des mécanismes de suivi, de surveillance pour réguler le bon fonctionnement de ces écosystèmes ;

- établir une base de données permanentes sur la dynamique des ressources ;

- renforcer les mesures de protection devant indiquer les menaces sur la diversité biologique ;

- suivre les écosystèmes par image satellitaire.


Pour une bonne expression des préoccupations communes, il est recommandées :

- le renforcement des cadres institutionnel et législatif sur l’environnement, et spécifiquement sur la gestion durale des ressources et des espèces menacées d’extinction ;

- l’élaboration de la loi cadre sur l’environnement et la gestion durable des espèces menacées de disparition ;

- l’actualisation des listes des espèces animales et végétales répertoriées.



3.2.4. Accès aux ressources génétiques et partage des avantages


Pour l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages qui découlent de leur exploitation, les interventions ciblées ci-dessous sont proposées (NANGA-MANIANE ET NGANGA, 2006) :

- l’évaluation des performances actuelles de la Direction Générale de l’Environnement à promouvoir l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages ;

- la réalisation d’un état des lieux sur les substances contenant des ressources génétiques utilisées dans les différents secteurs au niveau local ou national ;

- l’adaptation de la législation nationale en matière de gestion, d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages ;

- l’organisation, la formation et l’information des détenteurs de savoir qui sont les fournisseurs à mieux gérer leur domaine d’activité ;

- la dynamisation de l’Unité Nationale de Gestion et de Communication (UNGC) de l’Agence de Diffusion de l’Information Environnementale (ADIE) dans son rôle de coordination ;

- l’organisation institutionnelle de l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages, en désignant le correspondant national  et/ou l’autorité nationale compétente ;

- l’utilisation de tous les supports possibles (audio, visuel, pancarte, panneau publicitaire, presse écrite, dépliant, etc.) pour faire connaître au grand public le contenu et l’intérêt des conventions, accords et engagements que le Congo prend en matière de préservation de l’environnement ;

- l’identification des actions efficaces et vigoureuses dont la mise en œuvre sortira la gestion des ressources génétiques de la clandestinité ;

- la valorisation et la revendication des résultats de la recherche en matière de biodiversité par l’obtention des brevets ;

- la protection et l’entretien des connaissances traditionnelles pour une gestion durable des ressources génétiques.


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