Quatrieme rapport national sur la diversite biologique



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A.2. Milieu physique


Le Congo Brazzaville est en Afrique Centrale, située à cheval sur l’équateur. Il est limité (carte 1):

  • au Nord par le Cameroun et la République Centrafricaine ;

  • au Sud-Ouest par le Cabinda (Angola) et l’Océan Atlantique sur une longueur de 170 km de côte ;

  • à l’Est par le fleuve Congo et son affluent, l’Oubangui qui le sépare de la République Démocratique du Congo

  • à l’Ouest par le Gabon

Le relief du Congo est une combinaison très hétérogène de zones géographiques. Considéré du Sud au Nord, il se succède :



  • une zone littorale plate (0 à 200 m d’altitude) de la cote atlantique aux pentes du Mayombe ;

  • une zone montagneuse dans laquelle on compte : - les massifs du Mayombe et du chaillu (400 à 900 m). entre ces deux massifs s’intercale la vallée du Niari (200 à 400 m) ;

  • une zone centrale constituée par les plateaux Batéké et les plateaux des cataractes (400 à 800 m) ;

  • les massifs montagneux du nord-Ouest dont l’altitude atteint 1.000 m au mont Nabemba ;

  • la Cuvette congolaise au Nord-Est (200 à 400 m).

Deux formations végétales se partagent le territoire national :la forêt (65 %) et les savanes (35 %).

En partant du Sud-Ouest vers le Nord, le domaine forestier se subdivise en trois blocs distincts :


  • la forêt du Mayombe (1.500.000 ha) ;

  • la forêt du Chaillu (3.500.000 ha)

  • la forêt du nord (15.000.000 ha) dont 7 millions d’hectares environ de forêt inondée.

Si on ajoute à ces blocs dont la superficie est de 19,87 millions d’hectares, les forêts plantées, les lambeaux forestiers et forêts-galeries des plateaux, du Pool et de la Bouenza, la superficie totale de forêt peut être estimée à 22 millions d’hectares.

Les savanes sont par contre fortement à faiblement arbustives.

Ces formations végétales abritent 3 parcs nationaux, 4 réserves de faune et 6 réserves spéciales dont l’importance sur le plan de la conservation de la riche diversité biologique n’est plus à démontrer.

Le réseau hydrographique du pays se structure autour de deux principaux bassins :


  • Le bassin du Congo qui couvre une superficie de 520 millions d’hectares environ,

  • Le bassin du Kouilou-Niari est déterminé par un vaste synclinal (vallée du Niari) qui s’appuie contre la chaîne du Mayombe s’étendant parallèlement à la côte atlantique au Sud-Ouest, et contre le massif du Chaillu au Nord-Est.



A.3. Organisation administrative


La République du Congo compte 12 Départements Administratifs dont l’un, Brazzaville la capitale est autonome. Il s’agit des départements suivants :

  • Sangha, Likouala, Cuvette centrale et Cuvette- Ouest dans la partie septentrionale ;

  • Plateaux au centre ;

  • Pool, Bouénza, Lékoumou, Niari, Kouilou et Pointe Noire dans la partie méridionale.

Le territoire national est subdivisé en communes, préfecture, sous-préfectures, arrondissements, villages et quartiers.




Carte 1. Carte administrative du Congo

A.4. Croissance économique 


La croissance économique a été marquée par une forte décélération en 2003 passant d’une augmentation du PIB en termes réels en 2002 de 4,6% à 8% en raison essentiellement de la baisse de la production pétrolière (-7,2% contre -1,5% l’année précédente), qui a atteint un volume de production de 11,2 millions de tonnes en 2003 contre 12,0 millions de tonnes en 2002. Ce résultat se justifie par les contre-performances de l’exploitation des champs pétroliers Nkossa, Tchibouela et Tchibedi, accentué cependant, par l’augmentation de la production de nouveaux champs entrés en exploitation au cours de la période 2002-2003 (Foukanda, Mwafi, Likalala et Kombi).
En 2004, la croissance économique est de 3,6% en liaison principalement avec le regain d’activité dans le secteur pétrolier qui afficherait une augmentation de 0,5% de la production.
Tableau 11. évolution du PIB en volume : 2001- 2004 (variation en %)


Années

2001

2002

2003

2004*

PIB pétrole

-7,5

-1,5

-7,2

0,5

PIB hors pétrole

12,6

8,5

5,4

5,2

PIB

3,8

4,6

0,8

3,6

Source : Direction Générale de l’Economie (DGE) * Prévisions
Globalement le secteur non pétrolier a enregistré en 2003, une croissance en termes réels de 5,4 contre 8,5 l’année précédente. Il a contribué à la croissance de l’économie pour 3,5 points.
L’agriculture, qui occupe prés de 40 % de la population active, ne contribue qu’à hauteur de 8,16 % au PIB. Cette contribution n’a cessé de baisser au cours de ces deux dernières décennies. Le pays possède d’immenses potentialités agricoles. Il dispose de prés de 10 millions d’hectares de terre cultivable, mais seulement 0,2 million sont mis en valeur. Dans tous les Départements du Congo, c’est le manioc qui est le plus cultivé. Il occupe près de 60 % des terres cultivées. Après le manioc, vient l’arachide qui couvre 10 % des terres cultivées. La production agricole reste autoconsommée. Dans l’ensemble, les activités agricoles demeurent essentiellement traditionnelles.
L’élevage se structure en deux secteurs distincts :

  • le secteur traditionnel caractérisé par l’utilisation des races locales rustiques qui ne font l’objet que d’un suivi relatif ;

  • le secteur semi moderne.

Dans le secteur semi moderne l’élevage se pratique dans des structures favorables pour un bon suivi des activités et un contrôle des maladies. Il est assez bien maîtrisé techniquement dans son ensemble et connaît une certaine reprise d’activité depuis la fin des troubles socio politiques des années 90. L’aviculture et la porciculture se développent autour des grandes agglomérations et dans quelques chefs lieux de départements. Elles souffrent cependant d’un problème d’approvisionnement en aliment de bétail et de la concurrence des produits carnés importés (viandes et poulets surgelés).


La pêche se pratique dans deux milieux distincts, les marines et les eaux continentales. La pêche maritime rallie deux formes d’exploitation:

  • la forme industrielle, de loin la plus développée ;

  • la forme artisanale qui se motorise progressivement.

Les activités de la pêche manquent de dynamisme, ce qui explique leur faible participation au PIB.


Les pêches continentales et maritimes occupent 2500 acteurs, mais ne fournissent qu’une production bien en deçà des potentialités halieutiques exploitables, estimées à 80 000 tonnes par an
La production de la pêche et de l’aquaculture est faible en raison d’un certain nombre de contraintes et de facteurs limitants qui empêchent son évolution notamment la difficulté d’approvisionnement en intrants de production ainsi que, la non disponibilité et le coût élevé des équipements de pêche. La demande en protéines et la consommation du poisson restent importantes (29kg/hab./an).
L’activité forestière est parmi les plus productrices et pourvoyeuses d’emplois salariés. Après avoir été déclassée par le pétrole en 1973, le bois occupe, de par sa contribution aux exportations, la deuxième place dans l’Economie congolaise. Le volume de la production grumière a évolué de 1998 à 2002 tel que illustré par le graphique ci-dessous (figure 14)


Figure 14. Evolution de la production grumière de 1998 à 2002
Cette production qui est en nette croissance est exportée en majorité dans les proportions de 85 % du volume sous forme de bois en grume et 15 % sous forme de bois avivé (Anonyme, 2004). Elle offre des réelles potentialités de croissance et de diversification en raison de l’importance des réserves naturelles, de la politique nationale de reboisement et du développement des plantations d’essences à croissance rapide.
La contribution du secteur tertiaire au PIB a été en 1970 de 58 % et de 41 % en 1994 pour une population active de 29 %. Ce secteur est dominé par les services non marchands (14 % du PIB), le commerce (12 %), les services marchands (8 %) et les transports (7 % ; Diamouangana et al., 2003).
Les transports aériens ont connu, ces dernières années, le développement des compagnies privées qui ont suppléé aux défaillances de la compagnie nationale (Lina Congo) et à la couverture partielle de la desserte de l’intérieur du pays.

La voie ferrée, le Congo - Océan (795 km), achevé en 1934, demande à être rénové. Les principaux aéroports sont : Brazzaville Maya-Maya (220.000 passagers/an), Pointe-Noire (105.000 passagers/an). Les principaux ports sont : Brazzaville (460.000 t/an) sur le fleuve, et Pointe-Noire (10.350.000t/an) sur l’Atlantique.

Le secteur tertiaire souffre des coûts élevés des facteurs de production et de l’absence d’une politique de financement.

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