Quatrieme rapport national sur la diversite biologique



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A.5. Services Sociaux

A.5.1. Situation sanitaire


Les services de santé sont mal organisés et assurent des prestations limitées et peu efficaces dans des unités en état de délabrement.
En 1989, le Congo ne compte au total que 544 structures de médecine curative et 65 structures de médecine préventive. Cette situation traduit une surcharge des institutions hospitalières dont, du reste la vétusté, la dégradation et la mauvaise répartition spatiale. Entre 1990 et 1994, on a relevé des ratios de 4.484 personnes par médecin et 2639 personnes par assistants sanitaires.

A.5.2. Secteur de l’éducation


Le système éducatif s’est développé à un rythme accéléré et non maîtrisé depuis sa libéralisation. Il se caractérise par une création spontanée d’écoles et de centre de formation, des effectifs pléthoriques dans le système public, un faible rendement et un déséquilibre prononcé entre l’enseignement général et l’enseignement technique et professionnel. Ce dernier, en 1992, ne touchait que moins de 20 % d’élèves au secondaire 2ème degré, 3 % au secondaire 1er degré et moins de 50 % au cycle supérieur.
En application de la politique de l’Etat rendant la scolarisation obligatoire à tous les jeunes âgés de 6 à 14 ans, le Congo se classait parmi les pays les plus scolarisés d’Afrique noire, avec un taux global de scolarisation de 95 % avant 1993 Cependant, d’un point de vue qualitatif, le système éducatif s’est considérablement détérioré ces dernières années.

A.6. Démographie

A.6.1. Tendances démographiques


Les caractéristiques démographiques du Congo sont celles d’un pays en voie de développement à savoir : - une population à croissance galopante engendrant d’énormes problèmes singulièrement dans les domaines de l’éducation, de l’habitat et de la santé. Les recensements généraux réalisés en 1974 et 1984 révèlent que cette population est passée de 1.319.790 à 1.909.248 habitants. En 1993, la population est estimée à 2.486.100 habitants et à 2.573.800 en 1994. Soit un taux de croissance annuel de 3,5 %.

A.6.2. Répartition de la population


La population congolaise est essentiellement jeune (45 % a moins de 15 ans). Elle est inégalement repartie sur le territoire national.

La partie septentrionale (Cuvette – Ouest, Cuvette, Sangha et Likouala) couvrant prés de 58 % de la superficie globale du pays n’abritait en 1994 que 11 % de la population totale.


Les principales agglomérations urbaines à savoir  Brazzaville (850.000 hab.) et Pointe Noire (420.000 hab.) abritaient à elles seules 49 % de la population en 1994. Cette situation place le Congo parmi les pays africains au sub-sahariens à fort taux d’urbanisation.

Appendice B. Rappel des objectifs internationaux liés à la stratègie mondiale de la conservation des plantes

Dans la décision VI/9 la conférence des parties a adopté la stratégie mondiale de la conservation des plantes. Celles-ci a défini 16 objectifs pour une meilleure conservation des espèces végétales. Ces objectifs sont :




  1. Une liste de travail largement accessible des espèces végétales connues comme premier pas vers une flore mondiale ;

  2. Une évaluation préliminaire de l’état de conservation de toutes les espèces végétales connues aux niveaux national, régional et international ;

  3. L’élaboration des modèles, accompagnés de protocoles pour la conservation et l’utilisation durable des plantes prenant appui sur la recherche et les expériences pratiques ;

  4. 10% au moins de chacune des régions écologiques de la planète sont effectivement conservés ;

  5. La protection de 50% des zones les plus importantes pour la diversité végétale est assurée ;

  6. 30% au moins des terres productives sont gérées de manière compatible avec la diversité végétale ;

  7. 60% Des espèces sont conservées in situ ;

  8. 60% des espèces végétales menacées sont conservées dans les collections ex situ, accessibles de préférable dans leur pays d’origine ; 10% d’entre elles étant inclus dans des programmes de récupération et de restauration ;

  9. 70% de la diversité génétique des plantes cultivées et des autres principales espèces végétales ayant une valeur socio économique sont conservés et les connaissances locales et autochtones associées sont préservées ;

  10. Les plans de gestion d’au moins 100 des principales espèces exotiques envahissantes menaçant les plantes les communautés végétales ainsi que les habitats et écosystèmes associés sont mis en place ;

  11. Aucune espèce de flore sauvage n’est menacée par le commerce international ;

  12. 30% des produits d’origine végétale proviennent de sources gérées de façon durable ;

  13. L’appauvrissement des ressources végétales et des connaissances, innovation et pratiques autochtones et locales associées sur lesquelles reposent les moyens de subsistance durables, la sécurité alimentaire et les soins médicaux, est stoppé ;

  14. L’importance de la diversité végétale et de la nécessité de la préserver est intégrée dans les programmes de communication, d’éducation et de sensibilisation du public ;

  15. Le nombre de personnes formées travaillant avec des moyens appropriés dans le domaine de la conservation des plantes accru, selon les besoins des pays aux fins d’atteindre les objectifs de la présente stratégie ;

  16. Des nouveaux réseaux pour la conservation des plantes sont crées et les réseaux d’ores et déjà existant sont améliorés aux niveau national, régional et international.

Ces objectifs s’appuient essentiellement sur  les axes suivants retenus lors du 6ème forum mondial sur le développement durable tenu à Brazzaville en octobre 2008, à savoir :




  • appuyer les initiatives en cours sur l’aménagement durable des forêts, la certification et le processus FLEGT (application des législations forestières pour la gouvernance et le commerce) ;

  • intensifier les recherches liées à la gestion forestière durable et poursuivre la mise en place des plans d’aménagement.

Ces deux objectifs pris à l’échelle mondiale, rejoignent la logique de la gestion durable des ressources avec la mise en exergue de la conservation des plantes.


Il faut aussi œuvrer en faveur de la conservation de la diversité biologique de l’Afrique, de l’utilisation durable de ses éléments et la mise en commun juste et équitable des bénéfices découlant de l’utilisation des ressources génétiques conformément aux engagements contractés par les pays en termes d’accords internationaux (CDB et CITES).
Le Congo a fait plusieurs efforts pour la mise en œuvre des mécanismes de conservation des plantes. A cet effet, une évaluation environnementale intégrée a été réalisée en 2004 (Anonyme, 2004). Ce processus d’évaluation a consisté essentiellement à la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement du (OMD), au suivi des priorités de l’initiative WEHAB (eau et assainissement, énergie, santé, culture et diversité biologique), et à l’examen de la mise en œuvre des objectifs adoptés par le Sommet Mondial pour le Développement Durable (SMDD).
Le 6ème forum mondial sur le développement durable qui s’est tenu à Brazzaville (Congo) du 27 au 30 octobre 2008 a donné des orientations particulières sur la gestion rationnelle de l’environnement au Congo, incluant la gestion et la conservation des plantes. On peut donc retenir la préservation des écosystèmes forestiers, savanicoles, côtiers et aquatiques dont les actions prioritaires sont :

  • mise en place des forêts communautaires d’essences à croissance rapide pour les besoins de bois de chauffage ;

  • poursuite par l’Etat de la politique traditionnelle de reboisement en essences à croissance rapide autour des grandes agglomérations ;

  • réglementation de la récolte et de la commercialisation des produits forestiers non ligneux ;

  • amélioration des techniques agricoles telles que la gestion des jachères par la prolongation de la durée et l’introduction des espèces fixatrices d’azote ;

  • contrôle des introductions des espèces de faune et de flore exogènes envahissantes ;

  • élaboration et mise en œuvre des plans d’aménagement forestier de toutes les UFA et aires protégés ;

  • dragage fréquent des cours d’eau navigables ;

  • mise en place d’un programme de lutte contre les herbes envahissantes aquatiques flottantes.

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