Quatrieme rapport national sur la diversite biologique



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Appendice D. Progrès accomplis pour parvenir aux objectifs du programme de travail sur les aires protégées




D.1. Stratégies globales 


En vue de conserver les plantes et de gérer les aires protégées de façon durable, plusieurs axes stratégiques ont été définis dans le cadre de la politique forestière congolaise, notamment :

  • l’amélioration de la connaissance et l’aménagement des écosystèmes forestiers ;

  • la conservation des écosystèmes forestiers ;

  • le développement du reboisement, de l’agroforesterie et de la foresterie communautaire ;

  • le renforcement des capacités nationales et des institutions ;

  • le renforcement de la coopération sous régionale, régionale et internationale ;

  • la conservation de la faune, notamment à travers la création et l’aménagement des aires protégées ;

  • l’amélioration des connaissances sur les ressources fauniques ;

  • l’actualisation des textes législatifs et réglementaires ;

  • le développement de la recherche forestière en adéquation avec les préoccupations en matière de gestion durable des forêts ;

  • l’élaboration d’une politique sectorielle de formation, en tenant compte des opportunités nationales, sous régionales et régionales ;

  • le renforcement du partenariat avec le secteur privé, et les ONG ;

  • la maximisation et la sécurisation des recettes tirées de l’exploitation des ressources forestières et fauniques, et la rationalisation de la gestion du fonds.



D.2. Actions globales 


La mise en œuvre de ces stratégies est sous-tendue par les actions globales suivantes :

  • l’élaboration d’un plan d’affectation des terres ;

  • la poursuite des inventaires forestiers ;

  • l’élaboration des plans d’aménagement des UFA et des aires protégées ;

  • la création des réserves forestières pour la conservation des ressources phytogénétiques ;

  • le développement des programmes de reboisement, notamment les plantations villageoises et l’agroforesterie ;

  • la mise en œuvre des principes, critères, indicateurs et vérificateurs (PCIV) de gestion durable des forêts ;

  • l’accroissement de la productivité des forêts naturelles ;

  • la promotion de l’utilisation maximale du bois dans la construction ;

  • l’amélioration des connaissances sur les ressources fauniques et floristiques ;

  • l’extension du réseau des aires protégées ;

  • la protection des espèces de faune menacées ;

  • la meilleure valorisation des ressources fauniques, notamment par le tourisme cynégétique et le tourisme de vision ;

  • l’éducation, la sensibilisation et l’implication des populations locales à la gestion des ressources fauniques ;

  • l’implication du secteur privé dans la gestion de la faune ;

  • la formation des cadres et ouvriers spécialisés ;

  • le développement des activités alternatives à la chasse dans les zones forestières pour freiner la surexploitation et le braconnage de la faune ;

  • l’application rigoureuse des textes ;

  • la mise en place d’un système efficace de lutte anti-braconnage ;

  • le renforcement des moyens d’interventions de l’administration forestière, notamment des services régionaux (DDEF, Brigades et Postes de contrôle) ;

  • la réhabilitation des écoles de formation forestière ;

  • la création des centres pour le perfectionnement et le recyclage des agents des eaux et forets ;

  • le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale.



D.3. Objectifs nationaux 


Les objectifs nationaux en matière de gestion des aires protégées sont les suivants :

  • proposer la politique du Gouvernement en matière de gestion durable de la faune et des aires protégées et veiller à son application ;

  • proposer des programmes d’inventaire de la faune et de la flore et en contrôler l’exécution ;

  • promouvoir l’élaboration et contrôler la mise en oeuvre des plans d’aménagement des aires protégées ;

  • concevoir et proposer la réglementation en matière de gestion durable de la faune et des aires protégées et veiller à son application ;

  • contribuer à la promotion des activités cynégétiques ;

  • participer à l’application des traités et conventions internationaux ratifiés par le Congo dans le domaine de la conservation de la faune, de la flore et des aires protégées ;

  • participer au contrôle de la circulation et du commerce des spécimens de faune et de flore sauvages.



D.3.1. Intégration des objectifs dans la gestion environnementale 

Hormis les missions confiées à la Direction des Forêts (DF) et à la Direction de la Faune et des Aires Protégées (DFAP) , certains de ces objectifs sont pris en compte dans les attributions de la Direction de la Conservation des Ecosystèmes Naturels (Ministère en charge de l’environnement), notamment :



  • proposer la politique de conservation et d’utilisation rationnelle des écosystèmes naturels et de leurs ressources et veiller à son application ;

  • identifier les sites et les écosystèmes à haute valeur de conservation, touristique, économique ou culturelle et étudier les dispositions nécessaires à leur sauvetage ;

  • initier des études relatives à la connaissance des écosystèmes et participer à leur réalisation ;

  • élaborer des plans d’intervention d’urgence en cas de catastrophes ;

  • promouvoir la recherche dans le domaine de la conservation de la nature, des sites, des aires protégées et des ressources naturelles ;

  • préparer les dossiers relatifs au classement des sites naturels ;

  • participer aux activités du MAB-Congo (Man And Biosphère) ; évaluer le coût des dégradations des écosystèmes naturels.



D.3.2. Mesures prises


Le réseau national compte actuellement quatorze (14) aires protégées qui occupent 3.665.000 ha soit 10,68% du territoire national. Ce chiffre est supérieur à la norme de 10% recommandée par l’UICN. Il s’agit de :

  • 3 parcs nationaux (Odzala – Kokua, Nouabalé – Ndoki et Conkouati – Douli) ;

  • 4 réserves de faune (Léfini, Mont-Fouari, Tsoulou et Nyanga Nord) ;

  • 2 réserves de biosphère (Réserve de Dimonika et parc National d’Odzala) ;

  • 1 réserve communautaire (Lac-Télé) ;

  • 2 domaines de chasse (Nyanga Sud et Mont Mavoumbou) ;

  • 2 sanctuaires à gorilles (Lésio – Louna et Lossi) ;

  • 2 sanctuaires à chimpanzés (Tchimpounga et Nkoubou).

Deux parcs nationaux (Nouabalé – Ndoki et Odzala – Kokoua) sont déjà dotés de plan d’aménagement, et celui du Parc National Conkouati – Douli est entrain d’être élaboré. Un sanctuaire à gorilles (Lossi) et deux autres à chimpanzés (Tchipounga et Lesio-Louna) ont été créés pour permettre à des bébés gorilles ou chimpanzés arrachés à leurs parents tués par les braconniers, d’être réinsérés dans la nature.


Un programme de lutte anti-braconnage de la faune sauvage est mis en œuvre dans les concessions forestières ou l’ouverture des routes d’exploitation favorise le braconnage. Il a été lancé dans le cadre d’un projet OIBT mené par l’Administration Forestières, en collaboration WCS et CIB, dans les concessions forestières de cette société, considérées comme zones périphériques au Parc national Nouabalé – Ndoki.
Ce programme s’étend progressivement dans les autres concessions forestières dans le cadre de la mise en place et du fonctionnement des unités de surveillance et de lutte antibraconnage (USLAB). La protection de la faune est menée par des écogardes, recrutés et formés. La chasse est réalisée par les villageois, dans des zones bien déterminées et à des périodes indiquées, définies en concertation avec les populations. Ce programme couvre déjà sept (07) UFA et son financement est assuré par les sociétés forestières concernées.
Les résultats obtenus sont encourageants. Toutefois, il se pose un problème de statut des écogardes, qui ne sont ni fonctionnaires de l’Etat ni personnels des sociétés forestières concernées. L’intégration progressive à la fonction publique de ces écogardes est une solution salutaire à ce problème.
La création de l’Agence nationale de gestion de la faune et des aires protégées, institution spécialisée et autonome, de coordination de la politique nationale en matière d’aires protégées, est un atout majeur dans la politique de gestion durale de ces entités.
Le Congo met en œuvre dans le cadre de la coopération sous – régionale en matière de conservation de la faune deux projets portant sur les aires protégées transfrontalières pour tenir compte des mouvements des gros mammifères :

    • le Trinational de la Sangha concerne les parcs nationaux de Nouabalé – Ndoki (Congo), de Lobeko (Cameroun) et de Dzanga (Centrafrique) ; un fonds fiduciaire a été mis en place pour assurer un financement durable de cette initiative ;

    • le Trinational Dja-Odzala/Kokoua-Mikébe (TRIDOM) dont le financement est assuré par la Banque Mondiale, l’Union Européenne et WWF.

Deux autres aires protégées transfrontières font l’objet d’étude avec l’appui de WCS. La première concernera le Parc National Conkouati-Douli (Congo) et la zone de Mayumba, (Gabon) et la deuxième sera créée dans le Département de la Lékoumou au Sud-Ouest du Congo entre les deux pays.



Des partenariats ont été établis entre l’Administration Forestière et certaines ONG où fondations internationales pour la gestion des aires protégées. Ce système de gestion permet de drainer les financements des organismes internationaux et gouvernementaux. Au niveau des ONG internationales, les actions de conservation sont mieux ciblées et les ressources matérielles et financières sont allouées à des niveaux satisfaisants. Cependant, l’on constate une certaine opacité dans la gestion des fonds par les experts détachés par ces ONG et un conflit de compétence entre ces derniers et les cadres congolais nommés pour assurer les fonctions de conservateurs et homologues.

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