Quatrieme rapport national sur la diversite biologique



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D.4. Obstacles rencontrés 


Parmi les obstacles rencontrés figurent :

  • le faible niveau des activités de conservation au niveau des structures scientifiques et techniques, en dépit du fait que quelques ressources humaines sont en place et qu’un minimum de ressources financières et matérielles leur soit alloué ;

  • la restructuration permanente de l’administration qui ne permet pas la mise en place et l’application dans le temps d’une politique cohérente de gestion des aires protégées ;

  • le manque ou la faiblesse des moyens financiers alloués à la conservation de la faune au niveau des autres départements ministériels ;

  • le manque de stratégie nationale et de plan d’action national en matière de conservation et de gestion des aires protégées ;

  • la non implication effective des populations, des communautés locales, du secteur privé, des ONG et des associations de conservation dans la gestion des aires protégées ;

  • l’absence d’évaluation des politiques menées ;

  • l’absence de concertations entre les différents ministères et acteurs impliqués dans la gestion des aires protégées ;

  • l’insuffisante prise en compte, par l’administration forestière, de l’aspect protection/conservation des forêts, de la faune et de la flore, en compte en comparaison à l’exploitation des forêts ;

  • l’insuffisance du personnel qualifié ;

  • le manque de matériel et d’équipement ;

  • l’absence d’une politique de renforcement des capacités à tous les niveaux des institutions spécialisées ;

  • la faible applicabilité de la plupart des textes juridiques internationaux ratifiés en matière de conservation des la biodiversité ;

  • l’inadéquation des méthodes de production agricole ;

  • l’exploitation excessive des ressources naturelles ;

  • les pressions dues à la croissance de la population et aux migrations ;

  • le faible niveau de formation des animateurs des ONG locales en matière de conservation de la biodiversité, tant au niveau des activités de terrain qu’au niveau de la recherche des financements ;

  • le non règlement du statut des écogardes, qui ne sont ni fonctionnaires de l’Etat ni personnels des sociétés forestières concernées ;

  • la faible transparence dans la gestion des fonds par les experts détachés par les ONG internationales et l’existence de conflits de compétence entre ces derniers et les cadres congolais nommés pour assurer les fonctions de conservateurs.



D.5. Besoins et priorités futures identifiés


Il s’agit de renforcer l’Agence Nationale de Gestion des Aires Protégées en moyens humains, matériels et financiers en vue de sa dynamisation et de garantir aux partenaires extérieurs une coopération plus efficace. Le recrutement progressif à la fonction publique des écogardes est une solution salutaire au problème de lutte contre le braconnage dans les aires protégées.
Le rééquipement de certains centres de recherche en matériel scientifiques, la formation du personnel et le renouvellement des ressources humaines constituent des actions à entreprendre à très court terme. En outre, il s’avère indispensable que des activités de conservation dans les aires protégées soient rapidement définies, comme la création des banques de gènes in situ et ex situ dans certaines structures scientifiques.
Il faudra au niveau des ONG ;

  • une mise à niveau des membres sur les grands concepts qui sous tendent la conservation de la biodiversité dans les aires protégées ;

  • une formation sur les méthodes de sensibilisation du public sur les grandes questions de conservation de la diversité biologique dans les aires protégées ;

  • une formation permanente sur les méthodes de recherche et de gestion des financements des associations évoluant dans le domaine de la gestion des aires protégées ;

  • une formation sur l’intégration de la conservation aux activités de développement.

L’amélioration des mécanismes de cogestion est recommandée, en vue d’une meilleure transparence des rapports entre l’administration congolaise et les ONG les plus actives telle que Wildlife Conservation Society (WCS), Ecosystème Forestier d’Afrique Centrale (ECOFAC), JAF Congo (Projet Conservation des Gorilles). 


Au niveau des acteurs informels, les compagnes de sensibilisation sur l’importance de la conservation de la biodiversité et sur la nécessité de mettre au point des mécanismes de gestion participative doivent être engagées, dans la mesure où ceux-ci possèdent un savoir faire traditionnel utile pour la conservation de certaines espèces rares. Des programmes d’inventaire et de recherche devraient très rapidement être initiés afin de valoriser ce savoir et sauvegarder le patrimoine biologique menacé de disparition dans certaines aires protégées.

D.6. Conclusion

L’analyse des efforts consentis dans les activités de conservation des plantes et la gestion des aires protégées montre que beaucoup de choses restent à faire. Ceci n’est possible que dans le contexte d’une volonté locale, nationale, régionale et mondiale. Aussi, il est nécessaire de conserver la biodiversité malgré les exigences de développement.


Toutes les actions prioritaires en matière de conservation des plantes et de gestion des aires protégées citées en amont devraient permettre de renforcer les capacités de disposer d’une diversité des ressources génétiques afin de mieux les caractériser, évaluer et valoriser. Ceci permettrait à terme, de mettre à la disposition des forestiers, agriculteurs et éleveurs, du matériel biologique de valeur, adapté à l’environnement du pays et dont le statut génétique est connu.
Un accent particulier devra être mis pour développer des nouvelles connaissances sur la diversité génétique de plusieurs espèces de plantes actuellement surexploitées.
Dans la poursuite des objectifs contenus dans la stratégie mondiale pour la conservation des plantes, un grand travail est à faire étant donné que plusieurs espèces sont entrain d’être identifiées ; cela doit faire l’objet d’une attention particulière.
Il faut agir pour que la notion d’aires protégées prenne sa juste valeur en se basant sur les ressources biologiques. Cela permettra, par exemple, d’avoir une liste complète des espèces de plantes conservées, réglementées pour l’exploitation industrielle. En effet, jusqu’à ce jour les aires protégées érigées au Congo concernent plus la faune que la flore. Cela montre que des efforts importants ont été faits pour la faune. Il est souhaitable de faire autant pour la flore. Ainsi, toutes les informations sur les ressources végétales conservées seraient facilement obtenues parce que les infrastructures de travail existeraient déjà.
La conservation des plantes ne devrait pas être perçue comme un refus ou une interdiction pour l’usage commercial, mais simplement comme un gage sûr d’une gestion durable et rationnelle de la biodiversité. Ainsi les prélèvements pour les plantes identifiées seront faits sur la base des normes. La convention sur la diversité biologique devrait par conséquent permettre de rassembler tous les acteurs afin d’établir un réseau opérationnel devant travailler pour la gestion durable de la biodiversité à travers la conservation des espèces végétales.

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