Quatrieme rapport national sur la diversite biologique



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2. Etat d’avancement des stratégies et plans d’actions nationaux sur la biodiversité

Le Congo a validé la stratégie nationale et un plan d’action en matière de diversité biologique en 2006.



2.1. Bref aperçu sur la stratégie nationale en matière de Biodiversité du Congo

2.1.1. Vision globale


La vision nationale a été formulée comme : « D’ici 2015, la sécurité des ressources biologiques du Congo est assurée grâce à une meilleure connaissance de leurs composants et une gestion durable qui intègrent le développement des capacités humaines, le développement socio-économique, la redistribution équitable des bénéfices tout en honorant les engagements internationaux ».

2.1.2. Objectifs


La stratégie nationale sur la diversité biologique a cinq objectifs à savoir :

  • Concevoir et appliquer un programme national exhaustif pour la conservation de la diversité biologique et l’utilisation durable de ses éléments constituants ;

  • Coordonner la planification et la mise en œuvre du programme de conservation de la biodiversité en veillant à ce que ses activités pertinentes s’harmonisent avec l’action des autres groupes gouvernementaux et non gouvernementaux, du secteur privé, des groupes religieux, des autres utilisateurs de la biodiversité ;

  • Institutionnaliser la pratique de la conservation de la biodiversité et de l’utilisation durable des ressources au moyen de mesures législatives, administratives, fiscales, et réglementaires ;

  • Sensibiliser le public aux valeurs et aux avantages de la conservation de la biodiversité et au bien-fondé du développement durable ;

  • Assurer le renforcement des capacités par des mesures éducatives systématiques ou extrascolaires, par la formation, la recherche et la consolidation des institutions.



2.1.3. Principaux axes stratégiques

Six principaux axes stratégiques ont été définis.  Il s’agit de : conserver et valoriser les écosystèmes terrestres, conserver et valoriser les écosystèmes des eaux continentales, conserver et valoriser les écosystèmes marins et côtiers, favoriser l’accès aux ressources de la diversité biologique et le partage équitable des bénéfices découlant de son exploitation, valoriser des agro-systèmes, renforcer le cadre institutionnel et légal.



2.2. Bref aperçu sur le plan d’action en matière de Biodiversité du Congo

2.2.1. Principaux axes stratégiques


Quatre axes stratégiques principaux ont été retenus pour une stratégie à quinze ans. Il s’agit de : caractériser et évaluer la biodiversité dans toutes ses composantes : génétique, spécifique et écosystémique, comprendre la dynamique de la biodiversité à différentes échelles et prédire ses changements, évaluer les impacts écologiques, économiques et sociaux des changements de biodiversité et, inversement, les interactions entre sociétés et biodiversité, développer des pratiques d’utilisation et de gestion durables des espèces et de leurs habitats.

2.2.2. Axes prioritaires


Les axes prioritaires ci-après ont été choisis : la recherche scientifique et technologique, les milieux marin et côtier, l’agriculture , l’éducation environnementale, l’aménagement et la gestion durable des forêts et de la faune.

2.2.3. Indicateurs de mise en œuvre


Les indicateurs de mise en œuvre du Plan d’action concernent trois niveaux : aires protégées, niveau national et niveau international.

2.3. Aperçu général de la mise en œuvre de la Convention sur la Diversité Biologique au Congo


Après avoir ratifié la Convention sur la Diversité Biologique (CDB ; le 25 juin 1996), le Congo a entrepris plusieurs activités pour sa mise en œuvre. On peut citer quelques unes d’entre elles : la création d’un Projet Biodiversité, l’élaboration de la stratégie nationale et du plan d’action en matière de diversité biologique. (Stratégie adoptée uniquement en atelier national et non par le Gouvernement), l’élaboration de trois rapports nationaux à la CDB, la signature et ratification (25 octobre 2005) du protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, l’élaboration d’un cadre national de biosécurité (il existe un projet de loi sur les OGM), le processus de mise en œuvre des Centres d’échange sur la biodiversité (CHM) et la biosécurité (BCH).
On note aussi : le renforcement du cadre législatif (différents codes sur la pêche, les mines, l’eau, le foncier etc.), la restauration de milieux dégradés (lutte biologique, boisement et reboisement…), le Plan d’aménagement des forêts, la poursuite de Création des aires protégées, des actions relatives au renforcement des capacités des différentes parties prenantes, dont la sensibilisation des populations.

La mise en œuvre de la stratégie nationale et du plan d’action de la diversité biologique au Congo a besoin d’une coordination d’actions. Des moyens (matériels, humains et financiers), déjà insuffisants, paraissent dispersés, pour des résultats faibles.


2.4. Analyse des initiatives

2.4.1. Cadre juridique


Afin de mettre en œuvre sa politique en matière de la diversité biologique, le Congo possède un important arsenal juridique et de nombreux exercices de planification (stratégie, plans, programmes, etc.).

Le Congo a ratifié 13 conventions,3 protocoles et signé 2 accords.

Au plan local, 10 lois, 4 décrets et 4 arrêtés ont été pris pour la gestion des ressources biologiques.

2.4.2. Secteur forestier


Au cours de ces dernières années, le département en charge des forêts a poursuivi les inventaires forestiers d’aménagement. Ils sont plus nombreux dans les forêts du Nord- Congo où les entreprises forestières sont plus engagées dans le processus de l’aménagement forestier, que dans la partie septentrionale. Le ministère de l’Economie Forestière par le biais du Centre National des Inventaires et d’Aménagement des ressources forestières et fauniques (CNIAF) et des Cellules d’aménagement des Sociétés forestières détiennent de précieuses informations y relatives.
Dans le cadre de la coopération internationale, un projet d’assistance des sociétés forestières opérant dans le Sud du pays est en phase d’exécution, afin de mieux les impliquer dans la dynamique d’élaboration et de mise en œuvre des plans d’aménagement.
Quant aux produits forestiers non ligneux (PFNL), malgré leur prise en compte dans les inventaires forestiers des plans d’aménagement, leur connaissance reste incomplète.

Les ressources ligneuses connaissent des avancées significatives sur le plan des aménagements forestiers. Cet effort qu’accompagnent les services en charge de la gestion forestière est consenti par le secteur privé. Il a déjà permis l’obtention de la certification (FSC) pour certaines Unités Forestières d’Aménagement (UFA ; Kabo, Pokola et Ngombé), prouvant que ces produits sont tirés des forêts aménagées.


En sa qualité de pays membre de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), pour bien gérer ses produits forestiers, le Congo dispose de certaines normes, notamment :

- les directives sous-régionales relatives à la gestion durable des Produits forestiers non ligneux d’origine végétale en Afrique centrale ;

- la référence pour l’installation des dispositifs permanents en forêt de production.

2.4.2. Aires protégées

Le Congo compte 15 aires protégées qui correspondent à environ 11 % du territoire national, couvrant une superficie de 3.655.402 d’ha.



2.4.3. Recherche scientifique


De nombreuses structures de recherche scientifique ont des activités portant sur la connaissance et la valorisation de la biodiversité. Parmi elles, il y a les centres de recherche qui sont sous la tutelle de la Délégation de la Recherche scientifique et Technique, les Laboratoires de l’Université; les ONGs, les équipes pluridisciplinaires.

2.4.4. Secteur environnement


Plusieurs initiatives relatives à la diversité biologique ont déjà été prises par le Congo, parmi lesquelles :

• les études de renforcement des capacités réalisées dans le cadre des activités habilitantes du Projet national Biodiversité ;

• la désignation des certaines zones en sites Ramsar, dans le cadre de la convention sur les zones humides.
1°. Convention de Ramsar

Cinq sites ont été désignés comme site Ramsar au Congo


2°. Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage

Il participe au Programme de dénombrement d’oiseaux en Afrique.

3°. Information environnementale et structure du CHM Congo

Le Réseau national de l’information environnementale (RNIE) a été créé conformément aux dispositions des articles 4 et 5 du Protocole de coopération en matière d’information environnementale que le Congo a ratifié par la loi n°10-98 du 31 octobre 1988.


Le Centre d’Echange (CHM) du Congo a huit axes parmi lesquelles la convention et la biodiversité.

 La Convention : Ce point donne des liens aboutissant au site web de la CDB, aux textes de la CDB et au CHM du Secrétariat de la Convention. Il présente des questions fréquemment posées sur la CDB.


 La Biodiversité: Cet axe présente les ressources biologiques nationales notamment : les aires protégées du Congo, les centres nationaux de recherche et la monographie nationale de la biodiversité.

2.4.5. CITES


La loi 48/83 du 21 avril 1983 et l’Arrêté 3863 du 18 mai 2005 déterminent les espèces animales intégralement et partiellement protégés. Les premières stratégies de conservation sur la faune se sont basées sur les mammifères. Ainsi, parmi les animaux intégralement protégés figurent beaucoup de mammifères.

Trois espèces végétales sont contingentées et classées. Il s’agit de  l’Ebène noir (Diospyros crassiflora) et l’Afrormosia (Pericopsis elata) et une Orchidaceae.


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