Quatrieme rapport national sur la diversite biologique



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3. Intégration ou demarginalisation sectorielle et intersectorielle des considérations sur la diversité biologique


Le Congo a ratifié la Convention sur la Diversité biologique en juin 1996,et a pris plusieurs t les initiatives.

En sa qualité de membres de différents organismes internationaux, le Congo bénéficie des atouts relatifs à la mise en œuvre de la CDB. Il a adopté des stratégies, plans et programmes sectoriels.




  • Stratégies :

  • Stratégie Nationale et Plan d’Action sur la Diversité Biologique (SNPA/DB)

  • Stratégie Nationale Initiale et Plan d’Action (SNIPA) de mise en œuvre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques

  • Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP)



  • Plans

  • Plan d’Action de Relance économique et sociale (PARESO)

  • Plan d’Action Forestier National (PAFN)

  • Plan National d’Action pour l’Environnement (PNAE)

  • Plan de convergence

  • Plan national de développement scientifique et technique (PNDST)

  • Plan stratégique de la relance agricole

  • Plan d’Action National pour la Survie des Grands Singes (GRASP)



  • Programmes

  • Programme d’action national de lutte contre la désertification (PAN)

  • Programme Intérimaire Post Conflit (PIPC)

  • Programme national de sécurité alimentaire (PNSA)

  • Programme Eau et Assainissement (PEA)

  • Programme l’homme et la biosphère de l’UNESCO (MAB)

  • Programme Sectoriel Forêts -Environnement (PSFE)

  • Schéma directeur de développement rural (SDDR)

Grâce au financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), des activités habitantes ont été conduites dans le cadre du Projet  Biodiversité de 1999 à 2006, ont été financées par le Fonds pour l’Environnement Mondial. Il s’agit de :



  • Besoins en renforcement des capacités pour les mesures de conservation in situ et ex situ et l’utilisation durable de la biodiversité

  • Evaluation des besoins en renforcement des capacités pour la préservation et l’entretien des connaissances, innovations et pratiques autochtones et locales en matière de biodiversité

  • Evaluation initiale et surveillance de la Taxonomie

  • Accès aux ressources génétiques et partage des avantages.


Chapitre I. Aperçu de l’état des tendances de la Diversité Biologique et de ses menaces




1.1. Richesse taxonomique

1.1.1. Flore

1.1.1.1. Récapitulatif


Tous les grands groupes taxonomiques de la flore du Congo ne sont pas encore décrits. Seules quelques familles ont été décrites notamment les Dioscoreaceae (N’KOUNKOU 1993), Eriocaulaceae (KIMPOUNI, 1993), Marantaceae (DHETCHUVI et al., 1993 et Poaceae (KAMI, 1997). Il existe cependant un catalogue des plantes vasculaires spontanées et subspontanées, qui évalue la flore du Congo à 4397 espèces, comprises dans 198 familles et 1338 genres (SITA & MOUTSAMBOTE, 1988).
La mission de l’ACCT effectuée en 1985, estime la flore congolaise à 6500 espèces végétales CUSSET (1988). La flore congolaise s’est aussi enrichie avec l’introduction de plusieurs espèces utilisées pour divers usages (bois d’œuvre et de service, médicinal, alimentaire, ornemental, etc.). 96 familles reparties dans 227 genres et 294 espèces ont été recensés dans Brazzaville La répartition par grands groupes est résumée par la figure 1.

Figure 1. Répartition de la flore terrestre par groupe systématique

1.1.1.2. Particularités de certaines espèces



Les espèces endémiques

Trois espèces végétales ne sont signalées nulle part ailleurs et peuvent être considérées jusqu’à nos jours comme endémiques, il s’agit de Begonia incuda, Aechynomene batekensis récoltées dans le district phytogéographique batéké et Diospyros whitei recensée dans la Haute Sangha (CHAMPLUVIER & al. 1999).



Les espèces exotiques à croissance rapide introduites

Les résultats de la recherche ont permis la création de peuplements artificiels des essences à croissance rapide à l’échelle industrielle, notamment 40000 ha d’Eucalyptus et 6500 ha de Pinus oocarpa et P.caribaea, Araucaria cunninghamii, Araucaria hunsteinii, Cordia alliodora, Terminalia mantalis, etc. Dans les galeries et jachères, les espèces suivantes sont plantées : Nauclea diderrichii, Milicia excelsa, Terminalia superba, Aucoumea klaineana, et Gambeya lacourtiana.




Photo 1. Plantation Eucalyptus (Pointe Noire)
Les espèces ornementales

SAMINOU, (2004) a recensé à Brazzaville et ses environs 200 espèces, reparties dans 60 familles.



Les plantes alimentaires spontanées

Les recherches sur les plantes alimentaires spontanées ont révélé la présence sur le territoire congolais des espèces suivantes : Coula edulis, Trilepisium madagascariense, Gnetum africanum, Aframomum spp, Landolphia lanceolata, Landolphia owariensis, Trichosciypha acuminata, Dialium polyantum, Treculia spp, etc. (MIALOUNDAMA 1985, MAKITA MADZOU, 1985 ; NGOLIELE 2003 )


Les plantes médicinales

DIAFOUKA (1997) a recensé environ 1229 espèces médicinales reparties dans 100 familles. La flore du Congo contient beaucoup des plantes médicinales. dont : Aframomum melegueta, Heinsia crinita, Eclipta prostrata, Bidens pilosa, Acanthosperrmun hispidum, Chromolaena odorata, Alstonia boonei, Voacanga africana, Morinda lucida, Morinda morondoïdes, Nauclea latifolia, etc .(BOUQUET, 1972 ; ADJANOHOUM et., 1988 ; DIAFOUKA, 1997).


1.1.2. Faune


La diversité faunistique du Congo est riche dans son ensemble. Malheureusement, celle-ci ne dispose pas encore d’une base de données importantes en la matière. En dehors des Vertébrés, qui ont fait l’objet de quelques études, plusieurs groupes du règne animal restent encore peu ou pas connus. Par exemple, les microorganismes qui jouent un rôle très important dans le cycle de transformation de la matière organique ne sont pas encore identifiés. Malgré la création de nouveaux centres de recherche, la micro faune aquatique reste méconnue.

1.1.2.1. Invertébrés


Les invertébrés recensés au Congo sont : les Annélides, les Crustacés, les mollusques, les insectes.

La diversité microbienne

Les principaux travaux sur la diversité microbienne ont porté sur l’isolement des souches de bactéries du manioc roui et des aliments traditionnels fermentés. Ainsi, trois souches de bactérie ont été isolées et identifiées (exemple : Lactobaccilus plantarum) et vingt huit souches de bactéries lactiques sur la bouillie de maïs.



Les Annélides ou vers de terre

Bien qu’ils existent au Congo, les espèces sont peu connues. Des études devront être menées pour la description de cette catégorie de faune.


Les Crustacés

Le niveau de connaissance actuel des crustacés permet de distinguer trois grands groupes : les crabes, les crevettes et les langoustes (tableau 1).


Tableau 1. Crustacés marins rencontrées sur le littoral congolais


Espèces

Noms scientifiques

Crevettes



Nematopalaemon hastatus

Parapenaeus longirostris

Penaeus notialis

Crabe


Neptunus validus

Calappa rubroguttatta

Callinectes spp

Langouste




Panilurus regius

La famille la plus représentative est celle des Penaeidae avec un taux de 40% d’espèces, suivie des Palurinidae 20%, des Scylaridae et des Asteidae qui représentent chacune 13,33% d’espèces.



Figure 2. Répartition des crevettes par famille lors des captures marines
La présence de deux groupes de crabes notamment le crabe bleu (Neptunus validus) sur les profondeurs de 20 à 30 mètres et le crabe rouge (Geryon quinquedens) dans les zones démersales, a été signalée par GUEREDRAT et al. (1983).
Trois (03) espèces de crevettes sont rencontrées dans les zones de profondeur. Il s’agit de : Parapenaeus longitris ; Aristeus varidens ; Plessiopenaeus edwardsia.
Les Mollusques marins

Dans ce groupe on note la présence de 4 familles. Les identifications sur cette catégorie de la faune révèle la présence de :



    • la classe des Céphalopodes représentée par 3 familles, 5 genres et 5 espèces (figure 3) ;



Figure 3. Faune malacologique du Congo (Céphalopodes)


    • la classe des Bivalves, représentée par la famille des Ostreideae avec l’espèce Gryphea gasar (huîtres) ; des Sepiidae (Sepia officinalis, Sepiella ornata) ; des Loliginidae (Loligo vulgaris) ; des Ommastrephidae (Illex coindetii) ; des Octopodidae (Octopus vulgaris).


Les insectes

La diversité biologique de la faune entomologique au Congo a déjà fait l’objet de quelques études sur le territoire national. L’état actuel de la taxonomie de l’entomofaune présente plusieurs ordres et familles.



  1. Les lépidoptères : dans ce groupe, la famille des Saturnidae compte 60 espèces identifiées. Les larves de quelques espèces de ce groupe sont comestibles.

Les Sphingidae ont également des larves comestibles. A cela s’ajoute d’autres lépidoptères ayant des chenilles comestibles, dans la famille des Notononidae, et des Hesperidae. Parmi les lépidoptères, figurent les papillons suivants:



  • le machaon: Papilio machaon

  • le vulcain: Vanessa atlanta

  • le grand mars : Apatura iris

  1. Les coléoptères : au niveau des coléoptères trois grandes familles existent  à savoir :

  • les Cerambicidae avec 280 espèces ;

  • les Cétoines avec 100 espèces ;

  • les Tenebrionidae avec 73 espèces.

  1. Les orthoptères : leur diversité est estimée à 86 espèces reparties comme suit :

  • la famille des Pyrgomorphidae : 3 espèces ;

  • la famille des Acrididae : 83 espèces.

  1. Les hémiptères : Plusieurs espèces de ce groupe sont connues parmi lesquelles cette nouvelle cochenille identifiée par BANI en 2003 (Strictococcus vayssierei). Plusieurs ravageurs d’espèces maraîchères appartiennent à ce groupe.

  2. Les isoptères : Ce groupe renferme plusieurs espèces de termites, qui participent à la dégradation de la matière organique et jouent un rôle important dans la biodynamique des sols.

  3. Les diptères : Dans ce groupe, l’étude des drosophiles du Congo a révèle la présence de 71 espèces (VOUIDIBIO, 1985). La présence de 22 espèces de Culcicoides (fourou) est signalée dans la région du Mayombe.

  4. Les odonates : Au Congo, 75 espèces d’odonates sont connues (BANI, 2003).


NB : Les scorpions et les araignées constituent les deux groupes qui ne sont pas encore étudiés.

1.1.2.2. Vertébrés


a. Poissons

Dans ce groupe on distingue : les poissons des eaux continentales et ceux des eaux marines.


Les Poissons des eaux continentales

Les études de MAMONEKENE & TEUGELS. (1993) ont révélé la présence de 14 familles, 33 genres et 50 espèces dans la réserve de Biosphère de Dimonika.



Photo 2. Hemichromys elongatus

Dans cette zone, les familles les plus représentatives sont : les Cyprinideae avec 28% d’espèces, les Alestideae avec 12% et enfin les Cichlidae avec 10%.



Figure 4. Richesse spécifique des familles de poissons dans le Mayombe
Des nouvelles espèces ont été identifiées à Dimonika: Barbus diamouanganai et Divandu albomarginatum, Chrysichthys dageti ; Amphilius mamonekenensis ; Chromidotilapia elongata ; Chromidotilipia mamonekenei.
En 2002, environ 150 espèces ont été collectées, pour les premiers travaux d’identification par un groupe d’experts dans les eaux du Parc National d’Odzala-Kokoua.
Au cours desdits travaux d’inventaires, certains échantillons collectés ont été envoyés à l’étranger pour des déterminations. Cela pourrait augmenter le nombre d’espèces pour cette zone. Les taxa des poissons inventoriés à Odzala sont résumés ainsi qu’il suit:





Figure 5.
Importance de la faune ichtyologique du parc d’Odzala-Kokoua
En 2004, quelques données préliminaires ont été récoltées sur la faune ichtyologique du bassin de la Léfini par un groupe d’experts de l’Université Marien NGOUABI et du Musée Royal d’Afrique Centrale de Tervuren en Belgique. Ces travaux ont dénombré 57 espèces appartenant à 22 familles et 43 genres (MAMONEKENE et al. 2004).
Le Centre de Recherche Hydrobiologique de Mossaka a identifié 134 espèces appartenant à 26 familles et 59 genres. La famille la plus représentative est celle des Mormyridae avec près de 10 genres.

A l’issue de ces travaux, une statistique approximative de l’ichtyofaune du Congo est retenue.




Figure 6. Récapitulatif de quelques localités de la faune du Congo

(Source : Evaluation environnementale intégrée, 2004)



Figure 7. Richesses spécifiques (prédite et observée) des deux principaux bassins du Congo

(Source : évaluation environnementale intégrée, 2004)



Les Poissons marins

La diversité des eaux marines est connue actuellement à travers les captures faites par les chalutiers et les pêcheurs locaux intéressés par les espèces d’intérêt commercial ainsi que par le navire de recherche norvégien Dr Fridtjof Nansen en coopération avec la FAO et le Gouvernement congolais. L’ichtyofaune souvent répertoriée ne reflète pas la réalité de la diversité des eaux marines du Congo.



Photo 3. Différentes espèces de poissons capturées à Conkouati
Environ 37 familles renfermant 79 genres et 100 espèces sont identifiées

Au cours des différentes captures de la pêche maritime, plusieurs espèces de poissons sont ramenées sur le rivage. Les grandes captures marines ont révélé la présence des nombreuses espèces nobles, soit pour le marché local ou extérieur comme Stromateus fiatola (likouf), les Dorades (Dentex angolensis), les Merlus noirs (Merluscius polli), soit pour la pêche sportive comme Tarpon atlanticus (tarpon), Spyraena guachancho (barracuda).


Du point de vue de leur répartition éco systémique trois types de poissons peuvent être établis : les poissons démersaux, les poissons pélagiques et les poissons semi pélagiques. Les poissons pélagiques côtiers sont représentés par Sardinella aurita et S. maderensis, et les poissons démersaux par Dentex angolensis et Merluscius polli. On distingue aussi les poissons pélagiques hauturiers représentés par les Thonidés avec 1 genre et 2 espèces (Thunus albacares et T. ebesus)
La répartition des poissons en fonction des biotopes indique : 50 espèces préférant des milieux démersaux ; 22 espèces des milieux pélagiques et 7 espèces semi pélagiques.
Les familles les plus représentatives identifiées sont résumées dans la figure n°8

Figure 8. Richesse des poisons les plus importants en eau marine
b. Amphibiens ou Batraciens

Il y a 4 groupes de Batraciens repartis en 39 espèces dans le Kouilou et le Nord Congo (DowseT et al 1990).


Selon le rapport sur l’Evaluation environnementale intégrée (2004), 290 spécimens ont été capturés, plusieurs d’entre eux ont été envoyés au musée de Liverpool pour des analyses taxonomiques. Ainsi, 6 familles appartenant à 11 genres et 19 espèces ont été recensées.

Figure 9. Tableau recapitulatif des amphibiens repertoriés

c. Reptiles

Du point de vue taxonomique la classe des reptiles comprend 3 ordres :



  • l’ordre des ophidiens ou serpents ;

  • l’ordre des sauriens ou lézards ;

  • l’ordre des chéloniens ou tortues.

Ces trois groupes sont abondants au Congo en dépit de la variabilité des milieux liée aux actions anthropiques.


Ordre des Ophidiens ou serpents

Au Congo, l’Erpétologie surtout en matière de serpents commence à avoir quelques précisions. En effet depuis la période coloniale où les missionnaires réalisaient des observations, une grande période s’est écoulée avant d’asseoir des bases sûres de la connaissance.


Selon HECKETSWEILLER et al. (1991), dans la partie Sud du pays, les inventaires ont révélé la présence de 45 espèces forestières de serpents. Parmi ces espèces, on dénombre des serpents aquatiques et terrestres. En effet, dans la classe des reptiles, les serpents sont les plus abondants. Parmi les serpents les plus couramment rencontrés dans les zones forestières et aussi dans les savanes il y a la vipère ( Bitis gabonica ) et le naja (Naja melanoleuca) qui vivent dans les milieux aquatiques.
La faune de serpents du Congo est résumée dans le tableau 2 (NGOMA, 2004). Du point de vue taxonomique la classe des reptiles comprend 3 grands groupes :

  • l’ordre des ophidiens ou serpents ;

  • l’ordre des sauriens ou lézards ;

  • l’ordre des chéloniens ou tortues.

Ces trois groupes sont abondants au Congo en dépit de la variabilité des milieux liée aux actions anthropiques.


Tableau 2. Synthèse des serpents identifiés au Congo


Famille

Espèces

Typhlopidae

Typhlops spp

Boidae

Python sebae

Calalbaria reinhardti

Colubridae

Atractaspis irregularis

Boiga blandingii

Graya ornata

Graya smithii

Hydraethiops melanogaster

Dasypeltis palmarum

Philothamus dorsalis

Crotaphopeltis hotamboeia

Elapidae

Boulengerina annulata annulata

Dendroapsis jamesoni jamesoni

Naja melanoleuca

Viperidae

Causus maculate

Atheris squamigera

Bitis gabonica

Bitis nasicornis

Source : Ngoma, 2004
Les Sauriens ou lizards
Bien que la taxonomie et l’écologie de ce groupe ne soient pas connues, il existe une grande diversité de Sauriens au Congo. On peut distinguer au niveau de cette faune : les margouillats, les geckos et les crocodiles.



Photo 4. Iguane de la réserve de la Léfini
Les crocodiles sont représentés par trois espèces qui sont : le crocodile nain, le crocodile du Nil et le faux gavial.

La synthèse suivante concernant les sauriens ou lézards du Congo est présentée dans le tableau 3.



Tableau 3. Synthèse des lézards identifiés au Congo


Familles

Espèces

Agamidae

Agama agama

Chamaeleontidae

Chamaelo dilepsis

Cordylidae

Gerrhosaurus nigrolineatus

Gekkonidae

Hemidactylus mabouia

Hemidactylus murices

Lygodactylus fischeri

Lacertidae

Poromera fordi

Scincidae

Feylinia curriri

Mabuya albilabris

Panaspis cabindae

Varanidae

Varanus niloticus

Source : NGOMA, 2004
Les Chéloniens ou tortues

On les range en deux groupes : les tortues terrestres (eau douce)  et les tortues marines.


Tortues d’eau douce

Au cours des travaux réalisés au niveau du Centre de Recherche Hydrobiologique de Mossaka, trois genres et cinq espèces de tortues d’eau douce ont été récoltés. Il s’agit : Tryonix triungis, Kynnixis holuena et Pelosios spp.


Tortues marines

Les travaux d’identification ont révélé la présence de 2 familles de tortues marines appartenant à 5 genres et 5 espèces :



  • Chelonia mydas ;

  • Lepidochelys olivacea ;

  • Erethmochelys imbricata ;

  • Caretta caretta ;

  • Dermochelys coriacae


Photo 5. Jeunes tortues sur la plage
Cette diversité est résumée de la manière par la figure 11.

Figure 10. Synthèse des tortues marines identifiées au Congo
Le tableau 4 fait la synthèse des serpents identifiés 5 familles et 18 espèces au Congo,
Tableau 4. Synthèse des serpents identifiés au Congo


Famille

Espèces

Typhlopidae

Typhlops spp

Boidae

Python sebae

Calalbaria reinhardti

Colubridae

Atractaspis irregularis

Boiga blandingii

Graya ornata

Graya smithii

Hydraethiops melanogaster

Dasypeltis palmarum

Philothamus dorsalis

Crotaphopeltis hotamboeia

Elapidae

Boulengerina annulata annulata

Dendroapsis jamesoni jamesoni

Naja melanoleuca

Viperidae

Causus maculate

Atheris squamigera

Bitis gabonica

Bitis nasicornis

Source: Ngoma, 2004



d. Oiseaux

Les inventaires ornithologiques réalisés au Congo révèlent près de 651 espèces d’oiseaux repartis selon leurs préférences écosystémiques en oiseaux d’eau, oiseaux de savane et oiseaux de forêt.



Photo 6. Aninga rufa (Likouala aux herbes)
Les récents travaux menés dans la Réserve communautaire du lac Télé par MOKOKO-IKONGA (2003), indiquent la présence de 64 familles regroupées en 176 genres et 293 espèces. Dans ce groupe, les 10 familles les plus représentatives identifiées sont résumées dans la figure 12

Figure 11. Familles d’oiseaux les plus importantes de la réserve communautaire du lac Télé
Dans les Plateaux Batékés, DOWSETT et al (1997), ont dénombré 278 espèces d’oiseaux dans les voisinages de la Réserve de la Léfini.
Au niveau de la faune ornithologique marine, 3 espèces ont été identifiées .A cette richesse spécifique des milieux naturels, s’ajoute la faune domestique faite essentiellement de poule batékés, des canards et de pigeons comme précédemment mentionné.
e. Mammifères

Les Mammifères constituent le groupe taxonomique le plus connu actuellement, tout au moins dans les grandes descriptions. Plusieurs études ont été effectuées sur les spécimens de Mammifères, et la diversité taxonomique de cette classe est très abondante.

En général dans le grand groupe des Mammifères, on a les ordres suivants : primates, chiroptères, insectivores, macroscelidés, rongeurs, carnivores, pholidotes et ongulés
Selon leurs préférences écosystémiques, on distingue trois groupes de Mammifères: Mammifères aquatiques, Mammifères terrestres et Mammifères volants.
Dans le groupe des Mammifères aquatiques, on retrouve la baleine, la loutre, le potamogale et le lamantin. Au niveau marin, 8 genres et 9 espèces de dauphins ont été identifiés. La Baleine est représentée par 2 genres et 3 espèces.

Au Congo les Mammifères volants rencontrés sont les mégachiroptères et les rongeurs de la famille des Anomaluridae (Ecureuil volant).

Les Mammifères terrestres sont essentiellement constitués de primates, de carnivores, de rongeurs, des pholidotes et des ongulés. Il existe 200 mammifères connus.
Les macroscélidés

On rencontre dans ce groupe, le Pétrodrome (Petrodromus tetradactylus) et le rhynchocyon (Rhynchocyon cirnei).


Les Rongeurs

Plusieurs espèces de rongeurs existent au Congo regroupées en plusieurs familles : Sciuridae, Anomaluridae, Tenracidae, Cricetidae, Hystricidae et Thryonomyidae


Les espèces suivantes ont été identifiées (Vande weghe, 2004) :


  • Funisciurus pyrrhopus : écureuil à pattes rousses ;

  • Funisciurus lemniscatus 

  • Protoxerus stangeri : écureuil géant ;

  • Paraxerus poensis : écureuil de Fernando Po ;

  • Epixerus ebii : écureuil des palmiers ;

  • Heliosciurus rufobranchium : écureuil de Gambie.

Les Anomaluridés sont des rongeurs nocturnes ou crépusculaires (VANDE WEGHE, op cit). On distingue dans ce groupe : l’anomalure à dos rouge (Anomalurus erythronotus).


Les Tenracidae sont représentées par l’espèce Potamogale velox (le Potamogale). Les rats et les souris sont représentés par une dizaine d’espèces réparties entre les genres : Prionomy, Deomys et Cricetomys.

Les Cricetidae sont représentées par le rat de Gambie (Cricetomys emin) et les Thryonomydae l’aulacode (Thryonomys swinderianus)


La famille des Hystricidae est représentée par l’athérure (Atherurus africanus). Cette catégorie de faune renferme aussi des animaux domestiqués comme les cochons d’inde ou cobaye. L’abondance de cette faune des rongeurs au Congo, est résumée par la figure 13.

Figure 12. Effectif des rongeurs identifiés au Congo

Les Carnivores

Les carnivores (figure 14) constituent le grand groupe des prédateurs des forêts et des savanes congolaises. On peut ajouter à ce groupe, la faune domestique faite essentiellement du chien (Canus spp.), et du chat (Felis spp).


En dehors des carnivores, dans la faune domestique, on distingue au Congo les bovins, les caprins, les ovins, les porcins, etc.


Figure 13: Ordre des carnivores identifiés au Congo.
D’autres Mammifères tels que le Bongo (Tragelaphus euryceros), le gorille (Gorilla gorilla gorilla), et le chimpanzé (Pan troglodytes troglodytes) ont déjà fait l’objet de des études thématiques.



Photo 7. Bongo (Tragelaphus euryceros ) et Gorille (Gorilla gorilla gorilla)
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