Dispensation de produits à base de plantes à l’officine 6ème année Officine



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Dispensation de produits à base de plantes à l’officine

  • 6ème année Officine


Introduction



Plan du cours

  • A - Cadre législatif de la vente de produits à base de plantes

  • 1- Plantes et Monopole pharmaceutique

  • 2- Cadre légal de la mise sur le marché de médicaments à base de plantes

  • 3- Cas des plantes sortant du monopole

  • B - Produits à base de plantes sur le marché officinal

    • Produits de phytothérapie :
      • Les différentes formes galéniques
      • Produits sur le marché et fournisseurs
    • Huiles essentielles (aromathérapie)
    • Compléments alimentaires et autres produits de parapharmacie
  • C- Domaines d’utilisation



A - Cadre législatif de la vente de plantes médicinales et produits à base de plantes

  • A - Cadre législatif de la vente de plantes médicinales et produits à base de plantes



« Les plantes médicinales sont des médicaments et font partie du monopole du pharmacien » art. L.4211-1 du CSP

  • « Les plantes médicinales sont des médicaments et font partie du monopole du pharmacien » art. L.4211-1 du CSP

  • Pour être reconnue comme médicinale, une plante doit être inscrite soit à la Pharmacopée Européenne 5è édition, soit à la Pharmacopée Française 10è édition

  • Pour faire partie du monopole pharmaceutique, les plantes inscrites aux Pharmacopées ne doivent présenter que des propriétés médicinales



Décret de 1993 : liste des plantes sous monopole pharmaceutique réactualisées en 2001:

  • Décret de 1993 : liste des plantes sous monopole pharmaceutique réactualisées en 2001:

    • liste A : 454 plantes utilisées en allopathie
    • liste B 73 plantes toxiques (effet bénéfice-risque<1) utilisées en homéopathie
  • En 2007 :

    • Liste A : 326 plantes (retrait des plantes alimentaires)
    • Liste B : 113 plantes


  • 2 – Cadre de la mise sur le marché d’un médicament à base de plantes



Cadre légal de mise sur le marché jusqu’en 2007 : AMM allégée

  • Plantes dites « d’usage bien établi »

  • Avis aux fabricants (1984) :

  • AMM allégée pour industriels commercialisant des spécialités pharmaceutiques à base de drogues végétales liste évolutive

  • 1985 : 1ère liste 72 plantes

  • 1986 : 112 plantes

  • 1987 : plantes à visée laxatives

  • 1990 : 174 plantes

  • 1998 : 196 plantes avec 45 indications retenues

  • 2002 : addition du Millepertuis par voie orale



AMM allégée : exemptée des essais Pharmacologiques/Cliniques et +/- toxicologiques

  • Plantes de la liste des 196 plantes de l’annexe I

  • Selon un mode de préparation traditionnel (extrait aqueux)

  • Indication thérapeutique retenue (Annexe II)

  • Constituton du dossier :

  • Partie I : résumé du dossier

  • Partie II : Documentation chimique et pharmaceutique : A fournir

  • Partie III : Documentation toxicologique : selon niveau 1 ou 2

  • Partie IV : Documentation pharmacologique et clinique : non exigée, justifier uniquement la posologie



Documentation chimique et pharmaceutique

  • Quantité de drogue végétale / d’extrait (titré)

  • Matière première :

      • Origine / Producteur / Récolte / Traitements phytosanitaires / stockage
      • Contrôle :
        • Macro/microscopique
        • Dosage des pa
        • Taux de cendres / teneur en eau
        • Recherche de falsifications
        • Impuretés :
          • Propreté microbiologique (4 catégories)
          • Métaux lourds (Plomb, Cadmium, Mercure)
          • Aflatoxines (Aspergillus)
          • Pesticides (limites pour 34 produits)
          • Oxyde d’éthylène
          • Taux de radioactivité (Cs134 et Cs 137) max 600 Bq/Kg
          • Solvants résiduels : methanol, isopropanol (max 0.05%)
  • Si préparation (extrait) :

      • Producteurs / Mode de préparation : détailler toutes les étapes
      • Définir le profil chimique type de la préparation (CCM, CPG, HPLC)
  • Stabilité



Catégorie 1 : pas d’études toxicologiques

  • Catégorie 1 : pas d’études toxicologiques

    • Drogues pour tisanes
    • Extraits aqueux
    • Extraits alcooliques ’faibles’ (titre < 30% v/v)
    • Titre >30%, teintures inscrites à la pharmacopée
  • Catégorie 2 : étude toxicologique nécessaire

    • Poudres de drogues totales
    • Teintures d’usage non traditionnel
    • Certains extraits à titre élevé


2007 : Procédure standardisée au niveau européen : Médicaments Traditionnels à base de Plantes

  • Élargissement au droit communautaire : ordonnance du 26 avril 2007 : pour les médicaments traditionnels à base de plantes : procédure d’enregistrement à l’AFSSAPS.

    • Plantes d’usage bien établi : usage < 10 ans, études cliniques
    • Médicaments traditionnels à base de plantes :
      • Usage > 15 ans
      • Usage > 30 ans
  • Nouveau format de dossier d’enregistrement européen.

  • Progressivement : nouvelles monographies



3 - Retraits de la vente de plantes médicinales ayant causé des intoxications

  • Arrêté du 12 mai 1992 :

    • Retrait de la Germandrée petit-chêne Teucrium chamaedrys (adjuvant des régimes amaigrissants) : 26 cas d’hépatites aigües cytolytiques depuis 1984
  • Arrêtés de 1994 et Décret du 20 mai 1998:

    • Retrait temporaire puis définitif de Aristolochia fanghi et Stefania tetrandra


Décision du 23 novembre 2001 :

  • Décision du 23 novembre 2001 :

    • Retrait de la Badiane de Chine Illicium verum (AUTORISÉE DANS LE DOMAINE ALIMENTAIRE) confusions avec la Badiane du Japon qui contient des anisatines toxiques
  • Décisions de 2002 et 2003 :

    • Retrait de Kava-Kava Piper methysticum (interdiction mise sur le marché et délivrance SAUF en homéopathie à des dilutions > à 5CH)
  • Décision d’octobre 2003 :

    • Retrait de l’Ephedra ou Ma Huang, Ephedra sinica (interdiction importation, mise sur le marché et délivrance SAUF en homéopathie à des dilutions > à 5CH)


Plantes à acide aristolochique

  • Décisions de janvier 2001

    • Interdiction à l’importation à des fins autres que la fabrication de médicaments homéopatique à partir de la 12è dilution centésimale hahnemanienne (12CH)
    • Interdiction de la préparation, de la prescription et de la délivrance :
    • de plantes de la famille des Aristolochiacées et d’autres plantes contenant de l’acide aristolochique et des aristolactames, ou plantes pouvant être confondues avec ces espèces


Affaire des plantes chinoises

  • Deux ans de prison avec sursis requis contre le PDG d’Arkopharma et 1 an pour le pharmacien d’officine qui a vendu les produits :

  • Préparations magistrales de gélules amincissantes à base d’asiatitrats de Stephania tetrandra commercialisés par Arkopharma sans AMM

  • Le labo a vendu un lot d’Aristolochia fangchi à la place de Stephania tetrandra (confusion entre les deux plantes d’appelations communes chinoises très proches)

  • 2 femmes décédées suite à un cancer des voies urinaires du fait de la présence d’acide aristolochique chez Aristolochia fangchi



Il est reproché au PDG d’Arkopharma :

  • Il est reproché au PDG d’Arkopharma :

    • d’avoir vendu ces asiatitrats comme des médicaments (vantés pour leurs propriétés curatives) sans AMM
    • De ne pas avoir effectué les contrôles nécessaires sur le lot vendu comme étant Stefania tetrandra
  • Il est reproché au Pharmacien d’officine :

    • De ne pas avoir exigé de bulletins d’analyse de son fournisseur
    • De ne pas avoir contrôlé la matière première utilisée pour ces gélules


A l’Officine :

  • Pour toute vente de plantes médicinales en vrac, ou en préparation :

  • Le pharmacien doit s’assurer de la conformité avec la Pharmacopée et effectuer le contrôle des matières premières selon les monographies de la Pharmacopée



- Contrôle pour tous fournisseurs non pharmaciens : contrôle selon la monographie de la Phée (Frse Xè éd./Eur 5è éd.)

  • - Contrôle pour tous fournisseurs non pharmaciens : contrôle selon la monographie de la Phée (Frse Xè éd./Eur 5è éd.)

        • Identification : examen botanique macro/micro
        • Chromatographies (couche mince, CPG…)
        • Essais : teneur en eau, cendres totales…
        • Dosage des principes actifs
    • Exiger les bulletins d’analyses de ses fournisseurs pharmaciens, contrôle macroscopique


Phytovigilance

  • Cas d’hépatotoxicité suite à la prise d’Euphytose® : imputés à la Ballote Ballota nigra (proche de la Germandrée petit-chêne), la formule a changé (suppression du Kola et du Paullinia) mais la ballote est toujours présente... (Rev Prescrire, 1998, 18(188), 669)

  • Homéopathie à faibles dilutions : (Rev Prescrire, 2001, 21(221), 674)

    • Choc anaphylactique suite à une injection de Mandragora officinarum D3
    • Ecorce de Quinquina et d’Ipeca en D4 par voie orale : cas d’hypersensibilité
  • Cas d’atteintes hépatiques liées à la prise de chélidoine Chelidonium majus. En usage interne , traitement des troubles digestifs…(Rev Prescrire, 2003, 23(238), 267)

  • Retrait du marché de la spécialité Exolise® (extrait hydro-alcoolique fort de thé vert Camelia sinensis) : cas d’atteintes hépatiques. (Rev Prescrire, 2003, 23(240), 432)



Réactions allergiques (anaphylaxie, crise d’asthme, urticaire, oedème de Quincke) liées à la prise d’Echinacea purpurea, commercialisée pour ses vertus immunostimulantes en prévention des affections hivernales, en tant que complément alimentaire. (Rev Prescrire, 2004, 24(248), 192)

  • Réactions allergiques (anaphylaxie, crise d’asthme, urticaire, oedème de Quincke) liées à la prise d’Echinacea purpurea, commercialisée pour ses vertus immunostimulantes en prévention des affections hivernales, en tant que complément alimentaire. (Rev Prescrire, 2004, 24(248), 192)

  • Rapport à l’agence du médicament européenne (EMEA/HMPC/269258/2006) concernant la racine d’Actée en grappe, Cimicifuga racemosa, utilisée en cas de nervosité, de troubles liés à la ménopause : notifications de cas d’hépatotoxicité. (Spécialité Cimipax®)

  • Cas d’hémorragies liées à la prise de Gingko biloba : à éviter chez les patients en présence de facteurs de risque de saignements : traitement anticoagulant, antiaggrégant...(Rev Prescrire, 2007, 27(286), 618-619)

  • Cas d’hyperplasie de l’endomètre chez des femmes ménopausées traitées par un extrait de soja Glycine soja dosé à 150mg d’isoflavone/j. (Rev Prescrire, 2007, 27(286), 618-619)



4 - Plantes hors monopole

  • Décret 15 juin 1979 : 34 plantes en vente libre, révision très prochaine => 145 plantes (Art D4211-11, projet d’arrêté du 28/02/2005) : plantes aromatiques, alimentaires

  • En l’état et sans indications thérapeutiques sinon : « Exercice illégal de la pharmacie »



Les 34 plantes en vente libre

    • 7 Plantes pouvant être mélangées entre elles ou à d’autres espèces
  • Camomille

  • Cynorrhodon

  • Hibiscus

  • Menthe

  • Oranger

  • Tilleul

  • Verveine



Les 34 plantes en vente libre

  • Plantes ne pouvant pas être vendues en mélange

  • Bardane Bouillon blanc Bourgeons de pin

  • Bourrache Bruyère Chiendent Eucalyptus

  • Frêne Gentiane Guimauve Houblon Lavande

  • Lierre terrestre Matricaire Mauve Mélisse

  • Menyanthe Olivier Ortie blanche Pariétaire

  • Pensée sauvage Pétales de rose

  • Queues de cerise Reine des prés Ronce

  • Sureau Violette



Soit elles ne présentent que des propriétés médicinales : elles doivent faire l’objet d’une d’une AMM lourde, éventuellement une monographie. Examiné au cas par cas par des experts (Afssaps) plantes des pharmacopées chinoises, indiennes…

  • Soit elles ne présentent que des propriétés médicinales : elles doivent faire l’objet d’une d’une AMM lourde, éventuellement une monographie. Examiné au cas par cas par des experts (Afssaps) plantes des pharmacopées chinoises, indiennes…

  • Soit elles sont également alimentaires : elles peuvent être incorporées dans des « compléments alimentaires », ou autres produits de parapharmacie (aliments non traditionnels).

  •  Nécessitent un avis favorable de l’AFSSA, de la DGCCRF ou du CSHP (conseil sup. d’Hygiène Publique)

  • Ex : Ascophyllum nodosum, Guarana, spiruline, Fucus…

  • Cas du Ginseng : uniquement pour des quantités journalières de ginsennosides <à 20mg/j (<1g de plante sèche/j à 2% de ginsennosides)



Plantes médicinales : Listes A (326 plantes) Liste B (113 plantes)

  • Plantes

  • du monopole



Arrêté du 20 avril 2007

  • Déremboursement par la sécurité sociale des préparations magistrales et officinales réalisées à partir de plantes en l’état ou de préparations de plantes



  • B – Produits à base de plantes sur le marché officinal



B-1) Produits de Phytothérapie

  • Phytothérapie classique

  • - Traitement de troubles mineurs

  • - Traitements adjuvants de l’allopathie

  • - Remplacement de traitements allopathiques mal supportés

  • Nécessite des quantités importantes de plantes (10 à 20g de drogue sèche)

  • Prescrite par des médecins phytothérapeutes mais beaucoup d’automédication (presse médicale, médecines douces….)

  • Différentes formes d’utilisation : tisanes, gélules, extraits, teintures… tels quels ou en préparations magistrales



Formes totales :

  • Formes totales :

  • a- Aucun traitement pharmaceutique :

  • Plantes en vrac / sachets pour tisanes

  • b- Broyage :

      • Poudres végétales
      • Poudres cryobroyées
  • Formes extractives :

    • Extraits dilués :
      • Alcoolatures, Teintures, TM, alcoolats, hydrolats, macérats glycérinés, S.I.P.F : suspensions intégrales de plantes fraîches
    • Extraits concentrées
      • Extraits fluides, mous, secs, intraits
  • c- Extraction des principes volatils :

  • Huiles essentielles



a) Formes totales : plantes en vrac

  • Utilisation : Plantes séchées et +/- divisées pour tisanes

    • Plantes en vrac, extraites à l’eau à différentes températures (macération, digestion, décoction, infusion) 10-20g/L
    • Sachets environ 2g/sachet : peu concentré
    • Voir tableau « mode de préparation des Tisanes » de la Phée Frse
    • Autres utilisations : bains de bouche, inhalations, lotions…
  • Contrôles :

    • Ceux des drogues végétales, selon monographie,
    • Si préparation de sachets-dose, contrôle d’uniformité de masse
    • Contamination microbiologique : plantes soumises à un traitement par l’eau bouillante


Stockage :

    • Stockage :
      • 4 ans pour les parties les moins fragiles (écorces, racines)
      • 1 à 2 ans : fleurs, sommités fleuris, feuilles…
      • Sachets en papier Kraft bien fermés, bocaux en verre bouchés recouverts d’aluminium
      • Locaux aérés, frais
      • - Étiquetage du stock : - Plantes conditionnées :
      • Nom/adresse du fournisseur Nom/adresse de la pharmacie
      • Nom latin de la plante Nom latin de la plante
      • Partie utilisée Partie utilisée
      • Numéro de lot, Numéro d’ordonnancier
      • Origine, date de la récolte Origine/date de la récolte
      • Contrôles effectués Poids contenu
      • Date d’arrivée à l’officine
  • voir bonnes pratiques de fabrication



Avantages :

  • Avantages :

    • Forme traditionnelle
    • Apport hydrique
  • Inconvénients

    • Eviter les apports hydriques trop importants : insuffisance rénale, maladies cardiaques, oedèmes
    • Plantes riches en potassium (bourrache…) à proscrire en cas d’insuffisance cardiaque, plantes riches en sodium à éviter chez les hypertendus
    • Tisanes laxatives : trop utilisées!!...


Fournisseurs de plantes en vrac

  • Laboratoires PHYTO-EST : Parc du Rosenmeer – BP68 – 67218 Obernai – 03.88.88.01.50

  • Laboratoires IPHYM : Chemin de la Sereine – 01700 Beynost – 04.78.55.33.10 www.iphym.com

  • Laboratoires ADP : ZA du saluant – 38121 Reventin Vaugris – 04.74.15.98.99 www.adplaboratoire.com

  • Herboristerie Cailleau : 21 rue d’Abrissel-49129 Chemille – 02.41.30.32.34 www.herbo.cailleau.com



a) Formes totales : poudres

  • Obtention : Broyage puis tamisage

  • Inconvénient : échauffement lors du broyage :

  • - volatilisation partielle des substances volatiles

  • - dégradation des constituants fragiles

  • - conservation moins bonne par rapport à la plante en l’état

  • Poudres stabilisées :

  • Plantes soumises à une stabilisation avant broyage :

  • - traitement aux vapeurs d’alcool ( destruction des enzymes )

  • Poudres cryobroyées (procédé Arkopharma):

  • Obtention : Broyage à basse température sous azote liquide (-196°C)

  • maintient à -80°-50°C avant conditionnement

  • Avantages : tous les constituants de la drogue sont conservés

  • Inconvénient : conservation de principes actifs toxiques

    • - Cas de la Germandrée petit-chêne


Contrôles : ceux de la monographie

  • Contrôles : ceux de la monographie

  • ceux des poudres : granulométrie

  • Stockage :

  • Petites quantités – temps court (1 an) car sensible à l’humidité

  • Utilisation :

  • - Conditionnement en gélules : poudres fines / extra-fines (150 à 300mg /gélule)

  • par les grossistes

  • par le pharmacien d’officine pour les préparations magistrales

  • - Posologie usuelle : 6 à 8 gélules par jour (environ 2g/j)

  • Avantages et inconvénients

  • - Souplesse d’utilisation

  • - Moins bonne conservation , hygroscopicité (+maltodextrines)

  • - pas d’études sur la biodisponibilité poudres/drogue en l’état

  • Étiquetage du stock : - Gélules conditionnées

  • Nom/adresse du fournisseur Nom/adresse de la pharmacie

  • Nom latin de la plante / partie utilisée Formule précise

  • Numéro de fabrication/Numéro de lot, Numéro d’ordonnancier

  • Origine, date de la récolte Capacité de la gélule

  • Contrôles effectués Indication et posologie

  • Date d’arrivée à l’officine Date de péremption



Labos/produits

  • Poudres de plantes vrac :

  • Laboratoires Iphym

  • Laboratoires ADP (+ vrac de gélules conditionnées)

  • Laboratoire Phyto-Est

  • Poudres cryobroyées : laboratoires Arkopharma

  • Arkotitrats : poudres cryobroyées et titrées en certains constituants, vrac pour préparations magistrales

  • Arkogélules : médicaments à base de plantes mais aussi compléments alimentaires (code CIP 6…)



b) Formes extractives

  • Formes extractives diluées :

    • i) Extraits aqueux
    • ii) Extraits hydro-alcooliques :
    • Teintures classiques
    • Teintures-mères
    • SIPF
    • iii) Extraits glycérinés :
    • Macérats glycérinés
    • HG 20, EPS
    • iv) Extraits glycoliques
  • Extraits concentrés :

  • i) Extraits fluides / Extraits mous

  • ii) Extraits secs



Formes extractives diluées

  • Caractérisées :

  • par le solvant d’extraction

    • Extraits aqueux
    • Extraits hydro-alcooliques (alcool à divers degrés)
    • Extraits glycérinés
    • Extraits huileux
    • Le solvant détermine le profil d’extraction qui est différent d’un solvant à l’autre
    • (cas de la valériane…)
  • Par la matière première =

    • Plante fraîche
    • Plante sèche
  • Par le rapport masse matière première/masse de l’extrait : ex : teinture au 1/10è…



i) Extraits aqueux

  • Contrôle :

  • ceux de la drogue végétale

  • ceux du solvant

  • Produits

  • Gamme phytofluides-Arkomedica (pas d’AMM)

  • Gamme Superdiet : amp. buv. (AMM) : bouleau, cassis, pissenlit, prêle

  • Avantage : forme traditionelle

  • Inconvénient : goût



ii) Extraits hydroalcooliques

  • Alcoolature : extraction par l’alcool éthylique (80-95°) sur plante fraîche +/- divisée, à froid ou à chaud (stabilisée).

  • Teintures (alcool 40-70°)

    • Teinture classique
    • Teinture-mère


Teintures

  • Teinture classique :

  • - Solvant : Alcool éthylique à titre approprié (40-70°)

  • - Sur plante sèche

  • Rapport matière sèche : en général au 1/10è (10g de plante 100g de teinture) ou au 1/5è (20%) .

  • Contrôles :

  • -Teneur en éthanol (à noter)

  • -Teneur en isopropanol (max. 0.05% v:v)

  • Utilisées dans certaines spécialités (peu)



Teinture-mère : matière première homéopatique

  • Teinture-mère : matière première homéopatique

  • Solvant : Alcool éthylique (40-70°)

  • Matière végétale : fraîche (quelquefois sèche)

  • Macération pendant au moins 5 ou 10 jours

  • En général au 1/10è ou titrées en un principe actif.

  • 600 TM, dont 212 ont une monographie à la Phée Frse

  • 50 gouttes de TM = 1g de TM = 0,1g de drogue végétale



Cas particulier des teintures mères utilisées en phytothérapie

  • Flou juridique : ce ne sont pas des médicaments, ce sont des matières premières homéopatiques !!

    • vendues en allopathie et remboursées car considérées comme des produits homéopathiques,
    • mais non contrôlées comme un produit fini : pas d’indication thérapeutique, pas de posologie…
  • Dénomination « teintures mères homéopathiques » source d’erreur, car ce sont des souches pour préparations homéopathiques, ce ne sont pas des produits homéopathiques (dilution à partir de la deuxième centésimale hahnemannienne)



Légalement, les TM de plantes décrites au cahier de l’agence devraient faire l’objet d’une AMM allégée,

  • Légalement, les TM de plantes décrites au cahier de l’agence devraient faire l’objet d’une AMM allégée,

  • Toutes les autres TM (autres plantes des listes A et B) devraient faire l’objet d’une demande d’AMM complète

  • Le prescripteur et le consommateur ne connaissent pas ces aspects législatifs et peuvent penser que si ces produits sont disponibles, ils ont subi tous les contrôles d’un médicament classique…



  • Le pharmacien d’officine doit être vigilant face aux TM de plantes non décrites aux cahiers de l’agence certaines sont toxiques :

  • TM ayant une monographie

  • 231 à la Phée Frse : 72 toxiques

  • 4 à la Phée Eur. : 1 toxique

  • TM sans monographie

  • 80 toxiques

  • SOIT 153 TM de plantes toxiques commercialisées en tant que produits de phytothérapie par les laboratoires d’homéopathie…PRUDENCE



S.I.P.F.

  • Obtention : plantes fraîches récoltées puis refroidies à -50°C 24h, broyées à -50°C puis mises en suspension dans l’alcool à 36°

  • Correspondance drogue sèche : 5% (1/20è)

  • Avantages : tous les p.a. sont conservés

  • Inconvénients : éloigné de la forme traditionnelle, titre alcoolique, forme très diluée (1/20è)

  • Utilisation : 1 à 2 cac 2 fois par jour

          • Dilution dans un verre d’eau
          • Dilution dans une tisane (masquer le goût)


iii) Extraits glycérinés

  • Extraction d’une matière végétale (assez souvent : jeunes pousses aériennes ou souterraines, semences, écorces), par un mélange alcool/glycérol 1:1 ou par du glycérol pur.

  • Macération ≥ 3 semaines.

  • Dilution : en général au 1/20è, puis au 1/10è après filtration, soit une dilution au 1/200è : 1ère dilution hahnemannienne

  • Contrôles :

    • Teneur en éthanol
    • Teneur en isopropanol
  • Utilisation : gemmothérapie : pas d’AMM

  • Gamme Boiron



Autres formes glycérinées

  • Extraction hydroalcoolique, évaporation, dilution dans un mélange glycérine/eau

  • HG 20 :

  • Laboratoires Iphym : Forme hydroglycérinée HG20 (correspondance : 20% : 1/5è)

  • EPS :

  • Laboratoires Phytoprevent : vente de EPS (extraits fluides de plantes fraîches standardisés) : correspondance plante sèche : 10 à 30%

  • Avantages : absence d’alcool

  • Inconvénients : EPS = extraits de plantes fraîches, forme éloignée de la forme traditionnelle, forme diluée : faibles posologies



iv) Extraits hydroglycoliques :

  • Extraction par un mélange eau/propylène ou butylène glycol

  • Rapport matière sèche : 1-10%

  • Forme réservée à la voie externe

  • Produits : matière première pour préparation magistrale (gels, pommades à usage cutané)

    • Laboratoire adp, Laboratoire BG Pharma


Résumé Formes extractives diluées Rapport / matière sèche

  • Formes déstinées à la voie orale :

  • Teintures : 10% matière sèche

  • SIPF : 5% matière sèche

  • Macérats glycérinés : 0.5% (1DH)

  • Forme hydroglycériné HG 20 : 20%

  • Forme glycériné EPS : 10 à 30%

  • Forme destinée à la voie externe :

  • Extraits hydroglycoliques : 1-10%



Conclusion formes extractives diluées

  • Avantages :

    • Pas de balast végétal
    • Forme liquide
    • Meilleure biodisponibilité de la forme liquide
    • Choix des principes actifs en fonction du solvant
  • Inconvénients :

    • Teneur en alcool élevée (teintures, SIPF, TM)
    • Goût
    • Posologies : formes diluées


Laboratoires

  • Extraits glycérinés :

    • Laboratoires Iphym Pharma&Plantes : HG20
    • Laboratoires PHYTO PREVENT : Gamme EPS
  • Teintures-mères homéopatiques (spécialités sans AMM!) :

    • Laboratoires Boiron
    • Laboratoires Lehning
    • Laboratoires Ferrier : groupe Arkopharma
  • Macérats glycérinés

    • Laboratoires Boiron
  • Extraits hydroglycoliques (usage externe) :

    • adp laboratoire
    • BG Pharma


Extraits concentrés

  • Extraits hydro-alcooliques ou aqueux concentrés en :

    • Extraits fluides
    • Extraits mous : très peu utilisés
    • Extraits secs
  • Mode d’obtention :

  • Extraction hydro-alcoolique ou aqueuse puis concentration, sous pression réduite, à basse température

  • Concentration suffisante pour obtenir une équivalence masse d’extrait /masse de matière végétale définie

  • Extraits fluides : rapport 1:1

  • Extrait mou : rapport 6:5 (1g d’extrait correspond à 1,2g de plante)

  • jusqu’à 20:5 (1g correspond à 4g de plantes)



  • concentration jusqu’à élimination totale du solvant pour obtenir un extrait pulvérulent : 5 à 6 fois plus concentré que la plante sèche (1g d’extrait sec correspond à 5-6g de plante)

      • Par nébullisation : élimination du solvant à haute température en quelques fractions de secondes (flash thermique)
      • Par Lyophilisation : cryodessication par 1) solidification du liquide puis 2) sublimation du liquide solidifié (liquide→gaz)
  • Inconvénient : Hygroscopicité (+maltodextrines)

  • Avantages : forme concentrée : diminution du nombre de gélules à prendre



Laboratoires

  • PIERRE FABRE – PLANTES ET MEDECINE

    • Gamme Elusanes : gélules d’extraits secs titrés (spécialités avec ou sans AMM)
  • Laboratoires BOIRON :

    • Gamme de gélules d’extrait sec
  • Laboratoires DERPHA 

    • Gamme Titrex extraits secs titrés en vrac pour préparations magistrales et officinales
    • Gamme Titrex de gélules conditionnées
  • Laboratoires PHYTO EST

    • Gamme d’extraits secs pour préparations magistrales et officinales


Correspondances en drogue sèche des principales formes phytothérapiques



B-2) Huiles essentielles

  • a) Définition / Préparation

  • b) Composition

    • Terpènes
    • Composés aromatiques dérivés du phénylpropane
    • Autres
  • c) Législation

  • d) Spécialités à base d’huiles essentielles

  • e) Produits sur le marché : rôle du pharmacien

  • f) Modes d’administration / posologies

  • g) Domaines d’utilisation

  • h) Toxicité des huiles essentielles



B-2) Huiles Essentielles

  • Produits de composition complexe renfermant les principes volatils contenus dans les végétaux

  • 2 Procédés d’obtention admis par la Pharmacopée:

    • Hydrodistillation
    • Expression (fruits de Citrus)
  • Autres produits (non reconnus par la Phée) :

    • extraction par un solvant (concrète),
    • enfleurage (huiles, graisses),
    • digestion (graisses à chaud),
    • extraction d’une concrète par l’alcool à froid (absolue)
    • Extraction par des fluides supercritiques (CO2 à 73.8bar, 31.1°C)


Traitements des HE (rectification)

  • HE rectifiée : soumise à distillation fractionnée pour éliminer certains constituants indésirables

    • HE déterpénée : hydrocarbures terpéniques de tête, les plus volatils
    • HE désesquiterpénée : hydrocarbures sesquiterpéniques
    • HE privée de … :
      • HE de bergamote : élimination du bergaptène (phototoxique)
      • HE de Mentha arvensis : partiellement démentholée (neurotoxique)
  • Procédés :

    • Extractions sélectives
    • Chromatographies d’exclusion sur gel
    • Refroidissement


Autres produits : Alcoolats / Hydrolats

  • Alcoolat :

  • Distillation des principes actifs volatils par l’alcool

  • Obtention : macération de la plante dans l’alcool (plusieurs jours

  • puis distillation)

  • Ex. Alcoolat de mélisse

  • Hydrolat : (=eau distillée aromatique)

  • Distillation des principes actifs volatils par l’eau, l’hydrolat est la

  • phase aqueuse contenant l’huile essentielle en suspension

  • Ex. Eau distillée aromatique de rose, de fleur d’oranger…



b) Composition chimique

  • i) Composés terpéniques : mono (C10), sesqui (C15), diterpènes (C20)

  • ii) Composés aromatiques (dérivés de phénylpropane)

  • iii) Autres : composés soufrés, composés formés lors de la distillation



i) Terpènes : classification par fonction

  • Non fonctionnalisés :  et -pinène (Pin), limonène (zeste citron)

  • Alcools : Menthol (menthe poivrée), géraniol (citronelle), linalol (lavande), 4-terpinéol (tea-tree)

  • Ethers : 1,8-cinéole=eucalyptol : eucalyptus, Niaouli



Aldéhydes : citronellal (eucalyptus citronné), citrals (géranial et néral : mélisse, lemon-grass)

  • Aldéhydes : citronellal (eucalyptus citronné), citrals (géranial et néral : mélisse, lemon-grass)

  • Cétones : carvone (menthe douce), thuyone (toxique)

  • Esters : acétate de linalyle (lavande), de bornyle (pin)

  • Phénols : thymol (thym à thymol), carvacrol (thym à carvacrol)



ii) Dérivés aromatiques (phénylpropane)

  • - Famille des Apiaceae : HE anisées

  • E-(trans)-anéthole : Badiane (90-95%), Anis vert (90%), Fenouil (32%)

  • toxicité du E-(trans)-anéthole : > 10 gouttes/jour

  • Z-(cis)-anéthole : 10 fois plus toxique

  • - Aldéhyde cinnamique : cannelle

  • - Eugénol : Girofle

  • - Vanilline



Composés soufrés

  • Composés soufrés

  • Ail : Alliine, dégradé en alliicine par l’alliinase,

  • Moutarde (liste II) : sinigroside hydrolysé en isothianate d’allyle

  • Chamazulène : dégradation de la matricine de la camomille romaine et de la matricaire (coloration bleue)



  • c) Législation



Vente des huiles essentielles et monopole



HE à thuyone : convulsivante, troubles cardio-vasculaires, coma à forte dose monopole pharmaceutique

  • Absinthe Artemisia absinthium (Thuyone )

  • Armoise Artemisia vulgaris (Camphre, Thuyone)

  • Cèdre Juniperus oxycedrus (Sabinène, Thuyopsène)

  • Hysope Hyssopus officinalis (Camphre, Thuyone, pinocamphone)

  • Sauge officinale Salvia officinalis (Camphre, Thuyone)

  • Tanaisie Tanacetum vulgare (camphre, tanacétone)

  • Thuya Thuya occidentalis (Thuyone)

    • A éviter : poso max 2 gouttes /j chez l’adulte, intérêt thérapeutique très restreint


  • d) Médicaments

  • à base d’huiles essentielles



≈ 300 Spécialités (comme principe actif):

  • ≈ 300 Spécialités (comme principe actif):

    • Usage oral (<20%) :
      • sirops, pastilles, comprimés
    • Autres (≈80%) :
      • Formes topiques : crèmes, pommades, gels…
      • Suppositoires
      • Sphère ORL : solutions nasales, sprays, inhalations…
  • HE comme aromatisant/parfumant : de très nombreuses spécialités



Groupe des myrtacées à 1,8-cinéole (eucalyptol):

  • Groupe des myrtacées à 1,8-cinéole (eucalyptol):

    • HE eucalyptus (≈50 sptés)
    • HE niaouli (goménol) (≈50 sptés)
    • HE cajeput (≈10 sptés)
  • Groupe des conifères

    • HE pin/sapin (≈45 sptés)
    • HE térébenthine (≈40 sptés)
  • Groupe des labiées :

    • HE lavande, lavandin (≈40 sptés)
    • HE thym (thymol) (≈40 sptés)
    • HE menthe (poivrée++) (≈40 sptés)
    • HE romarin (≈25 sptés)
    • HE serpolet (≈10 sptés)
  • HE à anéthole:

    • HE d’anis (≈10 sptés)
    • HE de badiane (≈10 sptés)
  • Autres :

    • HE de girofle (eugénol) (≈10 sptés)
    • HE de citron (≈10 sptés)


Spécialités à base d’huiles essentielles

  • Indications principales :

    • Visée antiseptique :
      • affections ORL, bronchopulmonaires
      • Affections cutanées
    • Visée digestive (voie orale)


Produits sur le marché : critères de choix

  • Réglementation : Normes AFNOR, monographies Phée

  • Approvisionnement :

    • choix du fournisseur (laboratoires pharmaceutiques)
    • HE chimiotypées
      • Laboratoires COSBIONAT :
        • Gamme Dr Valnet (certifié AB)
        • (bulletin d’analyse?)
      • Laboratoire SANOFLORE
        • Gamme Huiles Essentielles (certifié AB, ECOCERT, Cosmebio)
        • (Bulletin d’analyse)
      • Laboratoire OMEGA :
        • Gamme PhytoSun Aroms (HEBBD, application des BPF, ECOCERT)
        • (Bulletin d’analyse)
      • Laboratoire PHYTO EST :
        • Gamme Huiles Essentielles
        • (Bulletin d’analyse)


Sauge à petites feuilles parties aériennes SALVIA OFFICINALIS L.

  • Sauge à petites feuilles parties aériennes SALVIA OFFICINALIS L.

  • 1,8-cinéole, pinènes, camphre (13%), camphène, alpha-thuyone (< 5%)

  • France

  • Sauge d’Espagne parties aériennes SALVIA LAVANDULAEFOLIA Vahl.

  • camphre (30%), 1,8-cinéole, acétate de sabinyle (2%)

  • Espagne

  • Sauge officinale parties aériennes SALVIA OFFICINALIS L.

  • alpha-thuyone (40%), camphre (18%), 1,8-cinéole, alpha-humulène, manool

  • Bosnie

  • Sauge sclarée parties aériennes fleuries SALVIA SCLAREA L.

  • acétate de linalyle, linalol, germacrène D, sclaréol

  • France

  • Sauge trilobée parties aériennes SALVIA FRUCTICOSA Mill. (Salvia triloba L.)

  • alpha-pinène, 1,8-cinéole, camphre (14%), acétate de sabinyle (<2%)

  • Turquie



Eucalyptus feuilles EUCALYPTUS GLOBULUS L.

  • Eucalyptus feuilles EUCALYPTUS GLOBULUS L.

  • 1,8-cinéole, alpha-pinène, limonène, alpha-terpinéol

  • Chine

  • Eucalyptus feuillesEUCALYPTUS POLYBRACTEA R.T. Baker

  • 1,8-cinéole, alpha-pinène, 4-terpinéol, eudesmol

  • Australie

  • Eucalyptus radié feuilles EUCALYPTUS RADIATA Sleber

  • 1,8-cinéole, alpha-terpinéol, citrals

  • Australie

  • Eucalyptus citronné feuilles EUCALYPTUS CITRIODORA Hook

  • citronellal

  • Chine

  • Eucalyptus citronné feuilles EUCALYPTUS STAIGERIANA Muell. F.

  • limonène, citrals, 1,8-cinéole

  • Australie

  • Eucalyptus mentholé EUCALYPTUS DIVES Schauer

  • pipéritone (45%), alpha-phéllandrène, p-cymène, 4-terpinéol

  • Australie



Différents Melaleuca

  • Différents Melaleuca

  • Tea tree feuilles (parfumerie ++)

  • MELALEUCA ALTERNIFOLIA Cheel

  • 4-terpinéol, Y-terpinène

  • Australie

  • Niaouli feuilles

  • MELALEUCA QUINQUENERVIA Cav. (Melaleuca viridiflora Solander)

  • 1,8-cinéole, viridiflorol

  • Madagascar

  • Cajeput feuilles

  • MELALEUCA CAJUPUTI Powell (Melaleuca leucadendron L.)

  • 1,8-cinéole, alpha-terpinéol, linalol

  • Vietnam

  • Mélaleuque feuilles

  • MELALEUCA DISSITIFLORA F. Mueller

  • 4-terpinéol, Y-terpinène, alpha-terpinène, p-cymène

  • Australie



Rôle du Pharmacien

  • Exiger les bulletins d’analyse (profils CCM/ CPG)

  • Vous renseigner sur le respect des normes Afnor et éventuellement de la monographie si HE inscrite à la pharmacopée

  • Formes vrac :

    • Choix des conditionnements : petits volumes, verre teinté
    • Stockage : à l’abri de la lumière / chaleur – 1 à 2 ans
  • Autre : Formes encapsulées

    • S.Cap.T (laboratoires Derpha) : mode de préparation cf conférence
    • 1g S.CAP.T = 400mg HE (20 gouttes)


Modes d’administration

  • Inhalation

  • Application cutanée

  • Administration par voie orale

    • Solutions buvables
    • Comprimés : HE déposées sur un comprimé neutre
    • Gélules :
      • HE et excipient-support (aérosil…)
      • HE microencapsulées (SCapT)
  • Suppositoires



Posologies : voie orale chez l’adulte

  • En règle générale chez l’adulte, par voie orale

  • 200mg-400mg/j :

  • soit 10 à 20 gouttes par jour

  • ou

  • 0.5 à 1g de S.CAP.T /j



Inhalations

  • Adulte, enfant de plus de 12 ans

    • 25 gouttes dans un bol / inhalateur 3x/j
    • Contre-indications :
    • <12ans
    • Femme enceinte
    • Epileptiques
    • Asthmatiques (risque de bronchospasme : menthol)


Enfants et Nourrissons : formes suppositoires

  • Contre-indication des inhalations (autorisées à partir de 12 ans)

  • Contre-indication du camphre et menthol en dessous de 30 mois

  • Posologies usuelles des formes suppositoires

    • 1 mois-6 mois : 1 à 2 gouttes d’HE/j
    • 6 mois-30 mois : 1 à 2 gttes 2 fois/j
    • 30 mois-6 ans : 1 à 2 gttes 3 fois/j
    • 6 ans – 10 ans : 3 à 4 gouttes 2 fois/j
    • 10 ans -15 ans : 3 à 4 gouttes 3 fois/j


Application cutanée

  • Formes adultes :

    • Pectoderme (37%) : 2 appl/j
    • Bronchodermine : (3%) : 1,7g 2x/j
    • Vaseline camphrée : réservée à l’adulte (10%)
  • Enfant > 6 ans :

    • Vaseline goménolée (5%) nasale : dès 6 ans 1x/j
    • Goménoléo (5%) : antiseptique cutané , dès 6 ans
  • Enfant >30 mois – 6 ans

    • Bronchodermine (3%) :
      • 30 mois- 6 ans : 1g 1x/j
      • 6 ans – 15 ans : 1g 2x/j


Propriétés pharmacologiques

  • HE Antiseptiques :

    • Lavande : acétate de linalyle, linalol
    • Eucalyptus : 1,8-cinéole=eucalyptol
    • Pin : pinènes (expectorants), limonène, camphène
    • Thym à thymol
    • Romarin à 1,8-cinéole
    • Niaouli : 1,8-cinéole


Troubles digestifs :

  • Troubles digestifs :

  • Menthe poivrée : menthol (antispasmodique, cholagogue)

  • Basilic : linalol, méthylchavicol (carminatif)

  • Romarin : 1,8-cinéole, camphre (antiseptique)

  • Thym : thymol (antiseptique)

  • Fenouil : anéthole (carminatif)

  • Dyspepsies, flatulences, lenteur à la digestion :

  • Voie orale : gélules, comprimés.



HE à action sédative :

  • HE à action sédative :

    • Houblon : méthylbuténol, humulène
    • Lavande officinale : linalol, acétate de linalyle
    • Eucalyptus citrin :citronellal
    • Mélisse : citrals, citronellal
    • Bigaradier (petit-grain) : acétate de linalyle, linalol
    • Sauge sclarée : acétate de linalyle, linalol, sclaréol
    • Stress, troubles du sommeil :
    • Application cutanée : dilution dans une huile végétale
    • puis massage (plexus solaire, nuque, plante des pieds,
    • poignets)


Dermatologie : HE apaisantes, cicatrisantes

  • Lavande : antiseptique

  • Matricaire : cicatrisante, apaisante

  • Camomille romaine : cicatrisante, apaisante

  • Niaouli : Melaleuca viridiflora : gomenol

  • Utilisation : formes diluées 5% dans huiles végétales

  • Précautions : allergies, peaux sensibles…



Toxicité des HE

  • HE neurotoxiques :

  • HE à thuyones convulsivantes : absinthe, petite absinthe, armoise, sauge officinale, tanaisie, thuya A EVITER

  • HE à anéthole stupéfiantes : anis vert, badiane, fenouil

  • Autres : HE de persil (apiol), HE de noix de muscade (myristicine)

  • Toxicité diverses :

  • HE à menthol (toxicité chez l’enfant, neurotoxique)

  • HE à pulégone (Menthe pouliot): toxicité rénale et hépatique

  • HE à safrole : toxicité hépatique, carcinogène (Sassafras)

  • Allergies cutanées :

  • Allergies de contact : cannelle, térébenthine

  • Photosensibilisation : citrus, bergamote

  • Irritations :

    • Toutes les HE chez les personnes à peau sensible, terrain allergique


  • Compléments alimentaires

  • à base de plantes





Compléments alimentaires

  • Définition :

  • « Les compléments alimentaires sont des produits destinés à être ingérés en complément de l’alimentation courante afin de pallier l’insuffisance réelle ou supposée des apports journaliers. »

  • Décret du 15.04.1912 modifié le 14.10.1997

  • Complément nutritionnel, supplément vitaminique, alicament, nutricament, nutraceutique…







Répartition selon la composition



b) Législation :

  • Décret du 15 avril 1996 : Définition du CA

  • Directive 2002/46/CE : nutriments autorisés, étiquetage, liste de vitamines et minéraux autorisés

  • Décret du 25 mars 2006 et arrêté du 9 mai 2006 : transposition de la directive européenne de 2002 :

    • Liste des nutriments autorisés
    • Critères de pureté
    • Teneurs maximales admissibles


c) Ingrédients admis (voir Lamy-Dehove)

  • Substances nutritives :

      • Protéines de l’alimentation traditionnelle
      • Autres substances à fonctions nutritionnelle ou physiologique (glucides, acides gras…)
  • Vitamines et sels minéraux : arrêté du 9 mai 2006 : normes

  • Substances végétales

      • Plantes médicinales en vente libre (34 => 145)
      • Plantes alimentaires, condimentaires, hygiéniques
  • Aliments non traditionnels (276-25) : algues (fucus, laminaires, spirulines…)

  • Nouveaux aliments et ingrédients : selon avis

  • Additifs technologiques



Ingrédients non-admis

  • Produits dérivés d’animaux : thymus, rate, moelle épinière… (ESB)

  • Plantes non utilisées en alimentation (+ monopole pharmaceutique : millepertuis, Harpagophytum)

  • Acides aminés : L-carnitine, créatine

  • Certaines vitamines (vitamine D) et oligo-éléments / dépassement d’apports journaliers déterminés



Mise sur le marché

  • Déclaration auprès de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes)

  • Allégations de santé : peuvent revendiquer des « effets bénéfiques » sur la santé mais pas de « propriétés de prévention, traitement ou guérison d’une maladie humaine »



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