Jean racine introduction I chapitre. Dramaturge français


Racine est considérée par de nombreuses générations comme le meilleur praticien de la tragédie de l'histoire de France



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999999999Jean Racine

2.2. Racine est considérée par de nombreuses générations comme le meilleur praticien de la tragédie de l'histoire de France
M. de Valincour rapporte ce soit dans sa lettre à M. l’abbé d’Olivet, et m’a assuré qu’il le tenait de mon père même. Corneille, après avoir entendu la lecture de la pièce, dit à l’auteur qu’il avait un grand talent pour la poésie, mais qu’il n’en avait point pour la tragédie ; et il lui conseilla de s’appliquer à un autre genre. Ce jugement, très-sincère sans doute, fait voir qu’on peut avoir de grands talents, et être un mauvais juge des talents. Il y avait alors deux troupes de comédiens ; celle de Molière et celle de l’hôtel de Bourgogne. V Alexandre fut joué d’abord par la troupe de Molière ; mais l’auteur, mécontent des acteurs, leur retira sa pièce, et la donna aux comédiens de l’hôtel de Bourgogne : il fut cause en même temps que la meilleure actrice de Molière le quitta pour passer sur le théâtre de Bourgogne ; ce qui mortifia Molière, et causa entre eux deux un refroidissement qui dura toujours,
quoiqu’ils se rendissent mutuellement justice sur leurs ouvrages. On verra bientôt de quelle manière Molière parla de la comédie des Plaideurs ; et le lendemain de la première représentation. du Misanthrope, qui fut très-malheureuse, un homme qui crut faire plaisir à mon père, courut lui annoncer cette nouvelle, en lui disant : La pièce est tombée : rien n’est si froid : vous pouvez m’en croire ; j’y étais. Vous y étiez, reprit mon père, et je n’y étais pas ; cependant je n’en croirai rien, parce qu’il est impossible que Molière ait fait une mauvaise pièce. Retournez-y, et examinez-la mieux.15 lexandre eut beaucoup de partisans et de censeurs, puisque Boileau, qui composa cette même année 1665 sa troisième satire, y fait dire à son campagnard : Je ne sais pas pourquoi l’on vante l’Alexandre. La lecture de cette tragédie fit écrire à Saint-Évremond « que la vieillesse de Corneille ne l’alarmait plus, et qu’il n’avait plus à craindre de voir finir avec lui la tragédie : et cet aveu de Saint-Évremond dut consoler le poète de la critique que le même écrivain, dont les jugements avaient alors un grand crédit, fit de cette même tragédie. Il est vrai qu’elle avait plusieurs défauts, et que le jeune auteur s’y livrait encore à sa prodigieuse facilité de rimer. Boileau sut la modérer par ses conseils, et s’est toujours vanté de lui avoir appris à rimer difficilement.Ce fut enfin l’année suivante que les satires de Boileau parurent imprimées. On lit dans le Bolœana par quelle raison on fut près de révoquer le privilège, que le libraire avait obtenu par adresse, et l’indifférence de Boileau sur cet événement. Jamais poète n’eut tant de répugnance à donner ses ouvrages au public. Il s’y vit forcé, lorsqu’on lui en montra une édition faite furtivement, et remplie de fautes. À cette vue, il consentit à remettre son manuscrit, et ne voulut recevoir aucun profit du libraire. Il donna en 1674, avec la même générosité, ses Épitres, son Art poétique, le Lutrin et le Traité du sublime. Quoique fort économe de son revenu, il était plein de noblesse dans les sentiments : il m’a assuré que jamais libraire ne lui avait payé un seul de ses ouvrages ; ce qui l’avait rendu hardi à railler dans son Art poétique, chant IV, les auteurs qui mettent leur Apollon aux gages d’un libraire, et qu’il n’avait fait les deux vers qui précèdent, Je sais qu’un noble esprit peut sans
honte et sans crimeTirer de son travail un tribut légitime, que pour consoler mon père, qui avait retiré quelque profit de l’impression de ses tragédies. Le profit qu’il en tira fut très-modique ; et il donna dans la suite Esther et Athalie au libraire, de la manière dont Boileau avait donné tous ses ouvrages. Andromaque, qui parut en 1667, fit connaître que le jeune poète à qui Boileau avait appris à rimer difficilement avait en peu de temps fait de grands progrès. Mais je suis obligé d’interrompre l’histoire de ses tragédies pour raconter celle de deux ouvrages d’une nature bien différente. Le public ne les attendait ni d’un jeune homme occupé de tragédies, ni d’un élève de Port-Royal. La vivacité du poète, qui se crut offensé dans son talent, ce qu’il avait de plus cher, lui fit oublier ce qu’il devait à ses premiers maîtres, et l’engagea à entrer, sans réflexion, dans une querelle qui ne le regardait pas. 16Desmarets de Saint-Sorlin, que le mauvais succès de son Clovis avait rebuté, las d’être poète, voulut être prophète, et prétendit avoir la clef de l’Apocalypse. Il annonça une armée de cent quarante-quatre mille victimes, qui rétablirait, sous la conduite du roi, la vraie religion. Par tous les termes mystiques qu’inventait son imagination échauffée, il en avait déjà échauffé plusieurs autres. Il eut l’honneur d’être foudroyé par M. Nicole, qui écrivit contre lui les lettres qu’il intitula Visionnaires, parce qu’il les écrivait contre un grand visionnaire, auteur de la comédie des Visionnaires. Il fit remarquer, dans la première de ces lettres, que ce prétendu illuminé ne s’était d’abord fait connaître dans le monde que par des romans et des comédies : qualités, ajoute-t-il, qui ne sont pas fort honorables au jugement des honnêtes gens, et qui sont horribles, considérées suivant les principes de la religion chrétienne. Un faiseur de romans et un poète de théâtre est un empoisonneur public, non des corps, mais des âmes. Il se doit regarder comme coupable d’une infinité d’homicides spirituels, ou qu’il a causés en effet, ou qu’il a pu causer. Né peu avant Noël 1639 à La Ferté-Milon (Aisne), Jean Racine est baptisé le 22 décembre. Ses grands-parents et parents sont des « officiers » locaux chargés une

16 Forestier Georges, Jean Racine, Paris, Gallimard, 2006.
petite sœur, Marie, mais meurt presque aussitôt. Son père se remarie, mais disparaît à son tour. Dès février 1643, les deux enfants sont orphelins et sont recueillis par les quatre grands-parents. Jean, élevé chez sa grand-mère paternelle Marie Desmoulins, reçoit une éducation simple, à laquelle le curé du lieu ajoute une formation religieuse et une initiation à la poésie latine. La famille, marquée par la rigueur janséniste, est proche de Port-Royal-des Champs, un lieu d’enseignement réputé, où Jean et sa grand-mère se réfugient en 1651 pour échapper aux horreurs de la Fronde. Jean y reçoit des « Messieurs » une formation intellectuelle et spirituelle solide, qu’il complète au collège de la ville de Beauvais. Il s’en souviendra toute sa vie. Obéissant à une vocation littéraire, il fréquente Boileau, La Fontaine et Molière à Paris, compose plusieurs pièces mineures, puis s’oriente vers le théâtre. En 1667, Andromaque attire l’attention sur lui. Suivront une comédie particulière les Plaideurs, ainsi que six tragédies majeures (Britannicus, Bérénice, Bajazet, Mithridate, Iphigénie, Phèdre qui lui valent la consécration publique jusqu’à la Cour de Versailles.Elu à l’Académie Française en 1672 il a 33 ans, il reçoit en 1677 la charge d’historiographe du Roi, partagée avec Boileau. La même année, il épouse Catherine de Romanet, dont il aura deux garçons et cinq filles. Comme gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, il aura libre accès jusqu’auprès du souverain. C’est donc là que Mme de Maintenon, devenue épouse morganatique du Roi-Soleil, lui confiera l’écriture de deux tragédies à thème biblique, destinées aux Demoiselles de Saint Esther puis Athalie Vers la fin de sa vie, Racine se rapproche des Jansénistes, pour qui il écrit des Cantiques Spirituels ainsi que divers textes relatifs à Port-Royal. Lorsqu’il meurt le il demande d’ailleurs à y être inhumé. Lors de l’expulsion des Solitaires et des religieuses , son corps est transféré à l’église St-Etienne-du-Mont, auprès de celui de Pascal. Racine has been hailed by posterity as the foremost practitioner of tragedy in French history. His virtuoso treatment of the poetic metre used in 17th-century French tragedy, the alexandrine line, is the basis for his status as the uncontested master of French classicism. Beyond the poetry, his dramas have a sharp impact because he also paid unwavering attention to the properly theatrical aspects of his creations, from actors’ diction and gestures to space and decor. Ultimately, Racine’s reputation derives from his unforgettable characters who betray a sense of their own inferiority in their noble yet frustrated attempts to transcend their limitations. The Racinian view, then, is of a humanity consumed by feelings of incompleteness and by a compensatory drive for acceptance in a world of passionate self-interest. Among the many authors influenced by Racine’s art are Émile Zola, Marcel Proust, François Mauriac, Henrik Ibsen, Henry James, and Samuel Beckett. German poet Heinrich Heine hailed Racine as the first modern poet.

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